Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2016

n°1-2016 - janvier-février     n°2-2016 - mars-avril     n°3-2016 - mai-juin
n°4-2016 - juillet-août     n°5-2016 - septembre-octobre     n°6-2016 - novembre-décembre

2016 : n°6 - novembre-décembre

  Extrait de l’éditorial

Notre bulletin de liaison est confectionné pour être lu et partagé. Frères et sœurs, vous êtes nos ambassadeurs. Pour exercer cette mission, plusieurs moyens sont à votre disposition :
  • Donner « l'Ange gardien » après l'avoir lu ou le laisser dans un lieu où il peut être vu.
  • Nous faire parvenir des adresses bien ciblées, des adresses de personnes susceptibles de s'abonner, d'offrir un ou plusieurs abonnements ou de se faire offrir un abonnement.
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Depuis quatre ans, chaque année, dans le n° de novembre-décembre, j'attire votre attention sur cet encadré de rappel publié dans chaque parution de notre bulletin. Qu'en était-il au 5 juillet 2016 ?
Nous avions 88 abonné-e-s... de moins (!) qu'au 5 juillet 2015 ! Nous pouvons certes continuer à constater le caractère international de cette « famille unie et fervente ». Je me dois de remercier encore les ami-e-s qui, en se réabonnant fidèlement, font bonne mesure et nous aident à ... tenir malgré tout, alors que le nombre de nos abonné-e-s diminue graduellement, dangereusement... Et ce malgré les membres actifs de l'Association et les zélatrices qui, jusqu'à la limite de leurs forces, portent le souci de faire connaître et aimer notre petite revue dans leur village, leur ville, leur quartier, leur paroisse, leur groupe de prière. Vous êtes convaincu-e-s comme moi que « l'Ange gardien » ne doit pas se contenter de survivre : il doit vivre, se développer, rayonner.
Quand, au-dessus de votre adresse, apparaît la mention Votre abonnement est terminé, pensez à le renouveler sans tarder. Autrement, nous continuons à vous l'adresser pendant un certain temps... pour vous être agréables et, bien sûr, pour tenter de continuer à vous garder parmi nous !
Il serait bien dommage qu'une œuvre spirituelle qui rejoint des milliers de lecteurs et lectrices depuis 126 ans s'éteigne faute de moyens matériels.
Le nombre d'abonné-e-s payant-e-s est capital pour que la Commission Paritaire autorise des tarifs de dépôt de presse sans lesquels « l'Ange gardien » ne pourrait plus vous être expédié.
Dans « le courrier » de chaque parution vous pouvez lire une sélection de nombreux témoignages qui font état des richesses et de la joie que vous procure la lecture de ce bulletin. Vous l'appréciez comme source de prière, de lumière et de paix ; il vous aide à mieux comprendre l'enseignement de l'Église, à répondre aux préoccupations des foyers, à favoriser votre vie spirituelle. Aidez-nous à en faire bénéficier votre entourage. Si un-e abonné-e actuel-le sur quatre nous trouvait un-e nouvel-le abonné-e, nous aurions près de... 1000 abonné-e-s de plus ! Est-ce un rêve ou un objectif réaliste ? Alors que le monde de la presse papier est en difficulté du fait de la crise économique et de la mutation technologique du numérique, nous sommes invité-e-s à espérer, à croire et... à agir.
« L'Ange gardien » a besoin de votre secours. Notre modeste revue, qui est aussi la vôtre, continue d'exister sans le soutien d'aucune subvention, d'aucun commanditaire, d'aucune publicité payante : seuls les abonnements et vos offrandes lui permettent de vivre.
Si vous n'avez pas les moyens de nous aider financièrement, je vous invite à prier pour nous et avec nous et à continuer de faire connaître notre œuvre, qui est aussi la vôtre, dans des lieux de souffrance et de détresse spirituelle. Avant de jeter vos anciens numéros, demandez-vous à qui vous pourriez les offrir ou déposez-les sur la table de presse d'une église, d'une chapelle, d'un sanctuaire, d'un monastère, avec, bien sûr, l'autorisation des responsables.
Faisons donc tout ce que nous pouvons pour faire évoluer positivement la « géographie » de « l'Ange gardien ».

Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  Tout autre, tout proche

Jésus. C'est mon meilleur ami, c'est mon frère ! À ce jour, je ne trouve pas d'autres mots pour dire le fond de mon cœur, pour témoigner de mon affection à Celui qui a orienté toute ma vie, qui l'a sauvée du néant dans lequel elle aurait pu tomber, qui l'a rendue belle et heureuse.
Je n'ai pas commencé exactement dans cette perspective. Certes, j'ai été élevé dans une famille chrétienne, comme on pouvait l'être dans une province pratiquante - le Béarn - au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, avant les bouleversements culturels cosmiques des années 1960. J'avais la foi, reçue des miens, j'avais le respect de Dieu. J'avais eu dans mon enfance des moments de ferveur, mais cela avait disparu à l'adolescence. À dix-huit ans, dans mon lycée catholique, à l'occasion d'une récollection j'ai « rencontré » Dieu. Je dis : « Dieu » et non pas le Dieu de Jésus Christ. C'était le Dieu Un, vivant, absolu, tout-puissant, le Dieu juste de l'Ancien Testament, bon, mais non tout proche. Il s'est imposé à moi comme une évidence, comme l'évidence même. Je me suis donné à Lui, je L'ai énormément aimé, mais dans un amour teint de crainte révérencieuse. Je le savais si puissant et moi j'étais si peu de chose ! Il me semble que j'ai vécu pendant un certain nombre d'années quelque chose de l'Ancien Testament. Mais la force de Dieu était telle que j'ai risqué ma vie sur Lui et que la foi a joué un rôle décisif dans toute mon orientation professionnelle.
Puis en août 1979 - j'avais alors trente-deux ans -, un nouvel événement est survenu dans ma vie. Cette fois, j'ai « rencontré » Jésus-Christ. Ce qu'a écrit Pascal décrivant sa nuit de feu, je l'ai vécu de même, sous une forme différente. Dieu est devenu homme pour moi, proche de moi. Le « tout autre » est devenu le « tout proche ». Il est impossible de décrire avec des mots humains ce phénomène de la proximité de Dieu en Jésus-Christ. C'est tellement réel que l'on comprend que la réalité même est là. La réalité visible, perceptible, mesurable, est moins dense que la réalité spirituelle qui est alors manifestée. On perçoit que le véritable monde, ou du moins le premier monde, le monde essentiel, c'est le monde invisible. De ce jour-là, quelque chose en moi-même avait un pied dans l'invisible. Plus tard, j'ai connu bien des personnes qui avaient fait la même expérience.
Cette rencontre avec Jésus-Christ a été accompagnée d'une grande joie. Depuis des années, je priais pour avoir la joie. J'étais atteint, intoxiqué, par le monde triste qui est souvent le nôtre. J'ai reçu cette joie en un instant, en la présence de Jésus, et j'ai compris que rien ne pourrait jamais me l'enlever. Peu après, le Seigneur m'a fait encore un immense cadeau, tout à fait dans la ligne de ce qui précède : j'ai « rencontré » Marie. La proximité de Marie depuis ce jour de novembre 1979 a été l'un des bonheurs de ma vie, car sa tendresse maternelle, son assistance et sa force ont dès lors conduit mes journées. Elle ne m'a pas éloigné de Jésus, bien au contraire, mais elle me L'a « présenté » sous une forme douce, paisible, si je puis m'exprimer ainsi.
La présence de Jésus dans mon âme, sa proximité aimante, ne m'ont jamais quitté, même dans les moments difficiles. Bien entendu, l'intensité de cette présence a beaucoup varié. Elle a été comme de plus en plus « vers le fond », vers le cœur intime de mon être.
Par ailleurs, peu à peu j'ai découvert différents aspects de la relation avec le Christ. Je suis devenu prêtre. Cette relation particulière du sacerdoce ministériel avec le Christ a coloré la nouvelle existence que j'ai alors commencée. L'union au Christ-prêtre, offrant sa vie non seulement au moment suprême de la Croix, mais à chaque instant de son existence, cette unité avec le Christ dans son sacerdoce, a pris de plus en plus de place en moi. Comme le Christ, avec Lui, je veux offrir ma vie au Père, louer et aimer le Père, manifester le Père, Le donner aux hommes. C'est là quelque chose qu'un prêtre vit dans le profond de lui-même. J'ai eu la chance de prêcher un certain nombre de retraites sacerdotales. J'ai insisté dans mes enseignements sur ce point précis et j'ai vu combien la théologie du Christ-prêtre, bien expliquée, à la lumière de l'Épître aux Hébreux, pouvait bouleverser les âmes sacerdotales. Ici, nous sommes dans le mystère de la relation intime du Christ avec son Père pour le salut des hommes, et je suis impressionné d'y participer. Je confesse que c'est cela que j'ai vécu progressivement. Le Christ, qui avait bien voulu se rendre proche de moi, qui s'était uni à moi comme son prêtre, est devenu de plus en plus mon ami. Je me suis aperçu que sa compréhension des divers aspects de mon existence comptait pour moi, que son regard avait une importance énorme dans ma vie. J'ai compris que j'avais besoin d'être aimé, et avant tout aimé par Lui. J'ai vu qu'Il m'aimait. Quel bouleversement ! Être aimé par un ami qui est un homme-Dieu, et cela pour toujours. J'en fondrais !
Du coup, je comprends que ma vie importe à Jésus. Il est heureux de mes joies, Il rit avec moi. Il est touché de mes peines. Mes péchés L'atteignent, mais mon appel à sa Miséricorde L'émeut davantage encore que mon péché. Il entre dans mes sentiments. Il écoute mes prières et jusqu'à mes cris.
Comme je voudrais redonner ce que j'ai reçu, faire comprendre ce Cœur amical de Jésus ! C'est d'ailleurs tout le sens du message de Paray-le-Monial, que je sers : « De la plupart des hommes, je ne reçois que des ingratitudes et des irrévérences. » Et à Marguerite-Marie, Il dit : « Mais toi, du moins, veux-tu Me faire ce plaisir de suppléer (à ces indifférences) ? » Sainte Catherine de Sienne disait : « L'amour n'est pas aimé. » Mais moi du moins, je veux L'aimer comme un frère et un ami. Et je sais que mon ministère de prêtre sert précisément à répandre cet amour.
Quelle aventure ! J'ai toujours aimé et recherché l'amitié mais à ce degré-là, je n'en avais pas la moindre idée. J'aime beaucoup être surpris. Avec le Christ, j'ai été servi. Et je pense que ce n'est pas fini.

Bernard Peyrous, in Stan Rougier, "Pour vous, qui suis-je ?", Mame, 2013.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  Exode

La différence entre nous - l'une des différences, mon Ange -, c'est que vous avez réalisé d'emblée la perfection de votre nature ; que vous n'avez jamais cessé d'être perméable au divin, dans la mesure de votre ordre. Tandis que moi, je dois besogner pour atteindre à une perfection toute relative. Plusieurs fois, hélas, j'ai dégradé ma nature et comblé mes sens au détriment de mon esprit. Ainsi, par d'insensibles retraites, en suis-je venu à ne plus considérer la Vérité que comme l'envers de mes mensonges et la Vertu que comme une absence de vices.
Avez-vous assisté impassiblement à cette dégradation ? Je voudrais savoir si vous avez tenté de m'inspirer d'autres pensées que celles qui m'ont déterminé à mal agir... Si vous avez eu quelque part à ces élans sourds qui parfois me jetaient à contre-courant... Si vous m'avez traité comme un frère puîné dont les erreurs feraient votre peine... Ou bien - ¬mais ces hypothèses ne sont que pour ma faiblesse - si vous vous êtes tenu au rôle de l'aîné, dictant son devoir au cadet, l'abandonnant à ses ignorances pour, ensuite, cingler sa conduite dans la mesure où elle a été fautive ? Mais je sais bien les réponses à faire et que je fus toujours un Prodigue honteux !
À cette époque de ma vie, la plus exaltée et la plus vide, mon esprit ne se représentait pas l'Ange. Le sentiment d'une dimension inconnue, dont mon âge adulte s'est souvent consolé, je n'en avais même pas le soupçon. J'étais trop occupé de moi pour penser à vous, ô Gardien.
Mais l'art m'étant ouvert, voilà que je trouvai dans les fresques de l'Angelico de quoi raviver le souvenir que je conservais de votre personnalité. Dans ces messagers divins vêtus de bleu et d'or qu'il peignit avec si peu de matière, je reconnus les anges de mon enfance. Des anges devenus adolescents, comme moi-même.
(...) Un jour, nos rapports se préciseraient. Vous redeviendrez le gardien de mes pas et de mes gestes, celui dont j'attends avidement la parole muette et que je prie humblement de m'enseigner dans le silence.

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  L'ange de l'accablement

De nos jours, nous sommes nombreux à ressentir l'accablement qu'on exprime par ce mot devenu à la mode : le burn-out. Je suis fatigué, épuisé, je n'ai plus aucun dynamisme, plus aucune force en moi. La plupart du temps, on y voit la conséquence d'une surcharge de travail. Mais ce n'est pas toujours le travail, loin s'en faut. D'autres raisons conduisent au burn-out, comme par exemple la pression à laquelle je me soumets moi-même. Est-ce que je n'investis pas trop d'énergie dans mon paraître ? Est-ce que je ne m'emploie pas trop à répondre aux attentes des autres au lieu de prendre en compte mon équilibre intérieur ? Les espoirs, les exigences des autres me tiraillent et me déchirent, car tous n'attendent pas de moi la même chose, et cela m'épuise car je sais que je ne pourrai les satisfaire.
Dans de telles situations, l'ange de l'accablement peut m'aider en mettant au jour, avec moi, ce qui a ainsi raison de mes forces, et en me donnant des indices pour que je me ménage. Il voudrait m'accompagner pour que je fasse chaque chose en son temps sans trop me soucier de ce que les autres vont penser de moi. Il me regarde, observe les pensées qui émergent en moi et me touche lorsque je me préoccupe trop de toutes les éventualités qui s'offrent à moi.
(...) L'ange de l'accablement voudrait te toucher (...), chaque fois que tu te sens épuisé. (...) Il te montre où sont tes sources et ce qui saura te redonner de la vigueur. Demande-lui qu'il te réveille (...). Tu pourras alors poursuivre ta route et sentir soudain en toi plus d'énergie que jamais. L'ange va t'accompagner et mettre des ailes à ton âme, afin que tu puisses t'élever au-dessus des problèmes de ton quotidien et que tu ne te laisses plus écraser par toutes les charges qui s'abattent sur toi, que tu ne sois plus en danger de surmenage.

Anselm Grün, o. s. b., L'ange de simplicité et autres messages célestes..., Salvator, 2015.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.

L'indolence spirituelle est la source du découragement, de l'incons¬tance autant que de l'activisme, quand celui-ci est une manière de refuser d'affronter les réalités spirituelles.

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  Serviteurs de notre sainteté

Étant (...) au service de notre cheminement vers la sainteté, nos anges gardiens sont (...) particulièrement actifs dans le domaine de la prière. L'Écriture montre souvent comment les anges nous portent la Parole de Dieu ; elle nous révèle aussi que les anges font monter vers Dieu notre prière, comme Raphaël le fit pour Tobit et pour Sara : « Lorsque vous étiez en prière, c'est moi qui présentais vos suppliques devant la gloire du Seigneur et qui les lisais » (Tb 12, 12 ; cf. Ap 8, 3). La diaconie des anges est ainsi de se mettre, avec une merveilleuse discrétion, au service de la communion d'amour entre le Père céleste et ses enfants. N'est-ce pas cela le sens de la vision de Jacob qui, à Béthel, vit une échelle dressée sur la terre dont le sommet atteignait le ciel et « des anges de Dieu y montaient et descendaient » (Gn 25, 12) ? De cette communion réalisée en Jésus (cf. Jn 1, 51), les anges sont les serviteurs passionnés et zélés, eux qui offrent à la Trinité « nos austères pauvretés et présentent nos vœux à l'Éternel », comme le chante Thérèse. C'est pour nous accompagner ainsi vers la pleine communion avec Dieu, qu'ils se font aussi de merveilleux alliés dans le combat spirituel, comme l'Apocalypse en particulier nous le révèle, à travers l'archange Michel, vainqueur du Dragon : « Le dragon et ses anges eurent le dessous et furent chassés du ciel... » (Ap 12, 7-8).
Le ministère des anges, serviteurs de notre sainteté, s'étend à toute notre vie jusque dans ses aspects les plus concrets et il faudrait des livres entiers pour narrer tout ce qu'ils accomplirent dans la vie des saints et des saintes de toutes les époques. Combien de petits ou de grands miracles accomplissent-ils pour favoriser en nos vies la paix, la joie, et surtout la charité ? Le témoignage du pape Pie XII, (...), nous en donne un exemple bien concret : (...)
« Quand il nous arrive de devoir parler avec des personnes avec qui le dialogue est difficile, alors nous nous recommandons à l'ange pour qu'il dise tout à l'ange de la personne que nous devons rencontrer ; de cette manière une fois réalisée l'entente entre les deux esprits, l'échange conduit à ce qu'il y a de meilleur et se trouve facilité. »

Frère Antoine-Emmanuel, f.m.j., « Sources Vives », n°110.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  Les saints (3)

Tu avais tellement misé sur ce que tu pouvais offrir au Père, alors qu'il t'était demandé seulement de t'offrir toi-même à son regard émerveillé, « comme à celui de ses élus » !
Certes, ce n'est pas ta vertu qui peut susciter une telle réaction dans les cieux, et ce ne sont pas tes fautes qui pourront interdire le passage au regard admirateur des saints qui s'arrête volontiers sur toi, l'Évangile te le confirme à souhait.
Dans l'amour, c'est le plus grand qui s'émerveille devant le plus petit. L'amour a une si grande capacité d'émerveillement qu'il a le pouvoir de rendre admirable tout ce sur quoi s'arrête son regard.
L'amour n'est pas informé comme tu peux l'être par l'objet qu'il aperçoit, mais il le transfigure dès que sa pupille l'atteint.
Quand tu observes une personne amoureuse, tu ne t'étonnes pas de la voir accorder plus d'attention et plus d'admiration à son vis-à-vis qu'à elle-même.
Elle s'oublie et puise en cela le plus pur de son bonheur.
Le même scénario devrait normalement se dérouler dans ta relation avec les saints que l'Église te propose comme icônes vivantes à vénérer.
Cela, d'autant plus que leur charité, parfaitement accomplie, l'emporte en perfection et en désintéressement sur tout amour humain.
Tu n'accordes pas facilement les attitudes de l'amour à ceux qui sont parvenus au sommet de l'amour !...
Comme si, dans ta relation avec les héros de la charité, la loi fondamentale de l'amour se devait de ne plus exister.
Paradoxale logique donc que la tienne : plus en effet un être est capable d'amour - c'est le cas des saints - , moins il convient qu'il entre lui-même dans les rouages qui président à tout amour !
Pour justifier ton attitude, tu diras qu'ils sont sans défaut et sans péché, eux, tandis que toi tu demeures si loin de l'objectif !...

Yves Girard, o.c.s.o., Aube d'humanité, Éditions Anne Sigier/Médiaspaul.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  Prière à l'ange gardien de notre famille

Ange gardien de notre famille, tu œuvres dans nos vies aux côtés des Anges à qui Dieu confie les nations et les communautés.
Sois présent à nos côtés pour nous préserver de toute discorde et de tout danger. Repousse nos craintes. Favorise la paix entre nous.
Fais monter vers Dieu notre prière comme un encens en sa présence. Sois le gardien vigilant de nos vies et de notre amour familial. Suggère-nous les attitudes qui plaisent à Dieu.
Chasse loin de nous les maladies de l'âme et du corps.
Déjoue les illusions du monde et les pièges du tentateur.
Nous nous associons à ta louange jusqu'au jour où nous chanterons la gloire de Dieu avec toi dans le Ciel.
Esprit bienheureux, sois notre éducateur, notre protecteur, car longue est la route qui conduit à Dieu.
Qu'avons-nous à craindre lorsque tu es à nos côtés ?
Ange gardien de notre famille, tu vois la face du Seigneur tandis que nous le voyons dans la foi.
Seigneur Dieu, Créateur des anges. Tu nous destines à Te louer sans fin dans le Ciel.
Que nos prières montent vers toi en présence de l'ange gardien de notre famille.
Amen.

À dire par les petits
Ange gardien de notre famille, merci de veiller sur nous.
Tu repousses loin de nous les dangers. Tu enlèves les obstacles qui nous empêchent de faire la volonté du Seigneur.
Toi que Dieu a créé exprès pour nous, garde notre famille dans l'amour et l'unité.
Notre Père....

Ludovic Lécuru, o.s.b., 100 prières en famille, Salvator.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  3 novembre - Saint Hubert
Le grand cerf


Hubert était le fils d'un riche seigneur. Il avait fière allure, et tout le monde l'admirait. Il n'avait qu'une passion : la chasse. Il ne pensait plus qu'à cela et Dieu n'avait aucune place dans son cœur. Tous les jours, il parcourait avec ses chiens la forêt des Ardennes peuplée de sangliers, de chevreuils et de loups. Il ne rentrait qu'à la nuit tombée, il était fier d'attraper des cerfs et de leur percer le flanc jusqu'à la mort.
Un jour que la neige avait tout recouvert, Hubert partit chasser. C'était le matin de Noël. Il faisait froid et les flocons de neige transperçaient le brouillard. Tout à coup, un immense cerf blanc s'élança devant lui. Il fut très surpris par la couleur blanche de l'animal, et par sa taille aussi. Jamais il n'avait vu pareille splendeur. Hubert décida de le capturer et s'élança au galop à sa poursuite. Après de longues heures, il n'avait toujours pas réussi à rattraper le cerf qui ne montrait, mystérieusement, aucun signe de fatigue. Hubert, épuisé, était très intrigué par ce prodige. Soudain, la poursuite s'arrêta : le cerf fut entouré d'un halo de lumière. Le cheval d'Hubert se cabra de peur. Entre les bois du cerf apparut l'image de la croix de Jésus. Une voix retentit alors : « Hubert, Hubert ! Pourquoi ne cesses-tu pas de poursuivre ces bêtes ? Penses-tu seulement au salut de ton âme ? »
Hubert fut touché dans son cœur. Il tomba à terre, effrayé.
« Seigneur ! Seigneur ! Que faut-il que je fasse ?
- Va voir l'évêque Lambert, mon fidèle serviteur. Prie-le de te parler de Dieu. Demande pardon pour tes péchés. Désormais, acclame Dieu pour ses bienfaits.
- Mon Seigneur, je vous le promets, répondit Hubert. Faites qu'il ne se passe plus un jour sans que je proclame vos louanges. Désormais, je serai digne de vous. »
Alors le grand cerf disparut dans la neige, laissant Hubert à genoux.
Hubert tint parole. Il alla voir son évêque et lui confia son désir de consacrer sa vie à Dieu. Et à partir de ce jour, il renonça à son ancienne vie ; il devint prêtre, et même évêque, à la mort de Lambert.

Laetitia Zink, Saintes histoires autour des animaux, Éditions de l'Emmanuel.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  12 novembre - Notre-Dame de Guadalupe
L'Impératrice des Amériques


Mexico-Tenochtitlan, l'ancienne capitale de l'empire aztèque, tombe en 1521 entre les mains des conquistadors espagnols sous les ordres d'Hernán Cortés.
Dix ans plus tard, la paix qui fut instaurée favorisa l'annonce de l'Evangile, répandue par les missionnaires franciscains et dominicains - qui soutenaient les indigènes contre la cupidité des conquistadors, réclamant pour eux la justice et un traitement décent. L'évêché de Mexico est créé en 1528.
Le samedi 9 décembre 1531, Juan Diego Cuauhtlatoatzin, un Indien aztèque veuf de 56 ans, baptisé en 1525, s'en allait à pied au nord de Mexico assister chez les Franciscains à la messe en l'honneur de la Vierge. Le jour se levait sur la colline de Tepeyac lorsqu'il entendit un chant d'une multitude d'oiseaux, une musique telle qu'il n'en avait jamais entendue de semblable, et vit une jeune dame « éblouissante de lumière ». Elle se révèle à lui comme la Vierge Marie et le charge de demander à l'évêque de faire construire une église sur le lieu même de l'apparition.
Le 12 décembre, se montrant pour la quatrième et dernière fois à Juan Diego, Marie l'envoie cueillir des roses au sommet de la colline. De retour chez l'évêque qui lui demandait des preuves tangibles, il ouvre la « tilma » (manteau) remplie des plus belles roses jamais vues en plein hiver. Lorsque les roses tombent de la tilma, elles disparaissent au moment même où les témoins tentent de les prendre et une icône de la Vierge, portant une ceinture, reste imprimée sur le tissu, et ce, jusqu'à aujourd'hui.
Quelque temps plus tard, les Espagnols dédient à la Vierge un sanctuaire ; cette apparition miraculeuse sera reconnue le 24 avril 1754.
Notre-Dame de Guadalupe (...) porte plusieurs titres : patronne de la ville de Mexico depuis 1737, patronne du Mexique depuis 1895, Reine du Mexique et Impératrice des Amériques depuis l'an 2000 (Jean-Paul II), et patronne de l'Amérique Latine (...).
(...) La Basilique de Mexico (est) le premier sanctuaire marial (au monde) en termes de visites.

Marie-Amélie Laporte, « Chemin d'éternité », n°240.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  21 décembre - Saint Pierre Canisius
Lutte contre l'ignorance


Né aux Pays-Bas en 1521, Pierre Canisius est envoyé à 15 ans faire ses études à Cologne où il nourrit le projet de devenir prêtre. À cette époque, les idées de la Réforme se répandent en Europe. Celles-ci prônent notamment l'étude des seules Écritures saintes, à l'exclusion des écrits des Pères de l'Église. Pierre étudiera les deux à l'université, prenant ainsi le contre-pied des réformés.
Se joignant à la jeune Compagnie de Jésus à la suite de sa rencontre avec Pierre Favre en 1543, il est ordonné prêtre trois ans plus tard.
Après un passage en Sicile où il enseigne le latin et la rhétorique, il est envoyé en Bavière à l'université d'Ingolstadt sur ordre du pape Paul III. Dès lors, il s'emploie à lutter contre les divisions issues de la Réforme dans les pays de langue germanique. Il résidera successivement à Vienne, Prague, Augsbourg, Dillingen, Innsbruck et Fribourg.
Pierre Canissius est conscient de l'affaiblissement de l'Église qui tient à la fois de sa propre décadence et de l'influence grandissante du protestantisme. Pour le jésuite hollandais, une clé du renouvellement de l'Église réside dans la lutte contre l'ignorance du clergé et des fidèles. Il fonde écoles, collèges et séminaires, prêche la foi catholique, traduit les Pères de l'Église et écrit. Son précis pour l'enseignement de la religion Summa doctrinae christianae, plus connu sous le nom de Grand Catéchisme, compte plus de quatre cents éditions allemandes et est disponible dans toutes les langues. Une version réduite de l'ouvrage, intitulée Petit Catéchisme, contribuera à en asseoir la popularité. Par ailleurs, Pierre Canisius use abondamment de l'imprimerie à une époque où l'on s'en méfie. « Le progrès doit être mis au service de Dieu », affirme-t-il.
Enfin, il conseille évêques et princes sur les questions touchant à la réforme de l'Église. Il intervient six fois comme théologien des légats pontificaux ou du roi aux assemblées de l'Empire germanique. Si la majorité des populations de Bavière et d'Autriche restent fidèles à Rome, c'est en bonne partie grâce à son action.

Guilhem Dargnies, « Famille Chrétienne », n°1718.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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  Des appréciations

Je vous remercie pour votre revue si attachante. 14 - Merci et bonne continuation pour cette revue si riche que j'ai toujours beaucoup de plaisir à lire. 07 - Toutes mes félicitations pour ce journal amical qui me fait tant bien dans ce monde actuel. 41 - Le petit surplus du chèque sera pour aider votre bonne revue. Avec beaucoup d'attention je la lis avec joie. Continuez... continuellement et que les saints Anges soient présents auprès de vous tous. 30 - Entre autres pages, celles donnant de brèves notes de lecture sont très appréciées. Une «mamie» de 89 ans. 63 - Je vous remercie de faire prendre conscience aux gens de la présence de leur Ange gardien. 72 - J'invoquerai les bons Anges pour la bonne continuation de la bien intéressante et utile revue qui leur est consacrée. 69.

Je viens vous remercier encore pour votre revue que nous lisons fidèlement et apprécions chaque fois. Les articles nous donnent un enseignement spirituel solide, les exemples des saints nous stimulent et les bonnes nouvelles nous mettent dans l'action de grâce. Que le Seigneur vous soutienne dans cette œuvre qui nourrit la foi et la prière de tant de personnes, et que les Anges gardiens vous apportent constamment leur aide précieuse. 31 - Que votre belle revue reste toujours fidèle à l'Évangile. Cela semble de plus en plus difficile. Soyons aussi vigilant que le Diable (qui ne dort jamais !) Attention à ne pas faire de démagogie. Paris 19e.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", novembre-décembre 2016.


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