Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2017

n°1-2017 - janvier-février     n°2-2017 - mars-avril     n°3-2017 - mai-juin
n°4-2017 - juillet-août     n°5-2017 - septembre-octobre     n°6-2017 - novembre-décembre

  Il y a cent ans...

en septembre 1917

Saint Michel est un nom d'espérance !
Saint Michel est l'ange de la force, de la lutte, du triomphe.
C'est pour cela qu'à l'heure présente où l'on a tant besoin de courage, de réconfort et d'espoir, il est utile et doux de redire, de proclamer son titre d'Ange gardien de la France.
Beaucoup d'actes importants de la vie civile et sociale se rattachaient autrefois à la fête de saint Michel, ce qui montre combien il était populaire. La dévotion à l'ange des saints combats a bien faibli ; efforçons-nous de la vivifier en nous. Invoquons-le souvent, supplions-le pour nous, pour nos familles, pour notre chère Patrie. Ayons souvent présente à nos cœurs la devise : Quis ut Deus ? Qui est comme Dieu ? Aucune ne peut mieux inspirer nos actes, nos paroles et nos désirs.

en octobre 1917

L'âme du vieux clocher, cloche à cloche s'éveille ;
Et, sur les champs où le matin, pâle et frileux,
Dans un frisson d'automne accourt des lointains bleus,
La voix du bronze expire en murmure d'abeille.

Et la vie alentour recommence. On reprend
Le fardeau qu'on posa pour la nuit et le rêve ;
Peu à peu, le bruit des pas et des voix se lève,
Et les volets claquent aux murs en se rouvrant.

Et, pendant que le son des cloches agonise,
De ma lèvre dévote un Ave prend l'essor,
Et le semeur, qui jette au vent ses graines d'or,
Suspend son geste, et, le front nu, s'immobilise.

Mais il décroît, hélas ! le groupe des croyants
Qui, gardant le trésor des anciennes coutumes
Se recueillent encore et, dans l'encens des brumes,
Répondent à l'appel des vieux clochers priants.

La plupart ont perdu le sens de nos symboles
Qui, de leur suc divin, se vident un à un.
La fleur de notre culte est pour eux sans parfum,
Et les rites vieillis sont de vaines paroles.

Aussi ne voient-ils pas, aux premiers feux du jour,
Passer, aux sons vibrants de la cloche chantante,
Un grand lys à la main et la robe flottante,
L'ange annonciateur de pardon et d'amour.

Et la piété meurt. C'est une plante frêle
Qui se dessèche vite et tombe au moindre vent,
Si goutte à goutte la prière, au jour levant,
N'y verse la fraîcheur d'une eau surnaturelle.

La Foi même s'en va. Dédaigneux du pardon,
Se courbent moins de fronts sous mon geste de prêtre,
Des vides se sont faits à la Table du Maître,
Et sur l'autel le Christ veille dans l'abandon.

Tandis qu'autour de nous tant de croyances meurent,
Et qu'en ces jours livrés au triomphe du mal
Se ferment à nos soifs les sources d'idéal,
Parfois à l'Angélus, les cloches en deuil pleurent.

Abbé Jean Barthès


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  Qui est-Il ?

Les visages de Jésus, tels que les hommes les ont cherchés, ou désirés, au fil des siècles, ont été fort multiples. Pour certains, Il fut un doux rêveur, pour d'autres un révolutionnaire, un réformateur politique, un sage, un guérisseur, un saint ou un prophète parmi beaucoup d'autres... N'oublions pas non plus le génial magicien de la parole, le manieur de foules, etc. De tous temps, les hommes ont projeté sur Jésus leurs propres références, leurs propres intérêts.br> Pour les chrétiens, Jésus est en son nom, Christ est son titre.br> Le mot « Christ » est la transposition grecque (Chrestos) du mot hébreu Messiah, qui signifie : celui qui est oint, qui a reçu l'onction divine, celui sur qui repose l'Esprit de Dieu. Ces mots désignent l'espérance du peuple d'Israël dans la venue d'un Envoyé de Dieu qui viendra parmi les hommes rétablir la paix et la justice. Il sera celui qui apportera aux hommes le salut. Dans ce contexte, les disciples ne cessèrent de s'interroger : « Es-Tu Celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre ? » (Mt 11, 3). Jésus ne répond jamais : « Oui, c'est Moi. » Il dit plutôt : « Je vous propose d'en juger aux œuvres que J'accomplis ».br> Après sa Résurrection, Jésus n'est plus un prophète parmi d'autres annonçant la venue du Royaume. Il devient, comme le dit saint Paul, « le premier-né d'entre les morts » (Col 1, 18). En Lui se produit ce qui n'était attendu par les juifs que pour la fin des temps. Autrement dit, l'espérance se concrétise, s'accomplit en Lui, pourtant vrai homme. La porte en est donc ouverte pour tous les hommes.br> Comme cela a-t-il pu se faire ? Comment, se sont demandé ses disciples, a-t-Il pu réaliser ce qui ne peut être que le fait de Dieu Lui-même ? Leur réponse, qui est également la nôtre aujourd'hui : parce qu'Il est Dieu (Ph 2 ; Ac 2, 36...). Tel est ce que saint Paul nomme le « scandale », la « folie » de la foi, de la confiance mise en Dieu. Pour Mgr Joseph Doré, théologien et archevêque émérite de Strasbourg : « Dieu est inséparable de Jésus, Jésus indissociable de Dieu ».

50 clés pour comprendre Jésus, hors-série, « Pèlerin ».
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  Louanges de la sainte Vierge

Avant que du Seigneur la sagesse profonde
Sur la terre et les cieux daignât se déployer,
Avant que du néant sa voix tirât le monde,
Qu'à ce même néant sa voix doit renvoyer,
De toute éternité sa prudence adorable
Te destina pour mère à son verbe ineffable,
À ses anges pour reine, aux hommes pour appui ;
Et sa bonté dès lors élut ton ministère
Pour nous tirer du gouffre où notre premier père
Nous a d'un seul péché plongés tous avec lui.

Ouvre donc, mère vierge, ouvre l'âme à la joie
D'avoir remis en grâce et nous et nos aïeux :
Toi-même applaudis-toi d'avoir ouvert les cieux,
D'en avoir aplani, d'en avoir fait la voie.
Les hôtes bienheureux de ces brillants palais
T'offrent et t'offriront tous ensemble à jamais
Des hymnes d'allégresse et de reconnaissance ;
Et nous, que tu défends des ruses de l'enfer,
Nous y joindrons l'effort de l'humaine impuissance,
Pour obtenir comme eux le don d'en triompher.

Telle que s'élevait du milieu des abîmes,
Au point de la naissance et du monde et du temps,
Cette source abondante en flots toujours montants,
Qui des plus hauts rochers arrosèrent les cimes,
Telle en toi, du milieu de notre impureté,
D'un saint enfantement l'heureuse nouveauté
Élève de la grâce une source féconde :
Son cours s'enfle avec gloire, et ses flots, qu'en tout lieu
Répand la charité dont regorge son onde,
Font en se débordant croître l'amour de Dieu…

Pierre Corneille, Hymnes et Psaumes, Artège.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  Découverte (II)

Mener une âme selon les vues de Dieu n'est pas une petite affaire. Cela requiert tous les instants. On n'en peut être distrait même pour des interventions éclatantes. Et « ces travaux ingrats qui veulent beaucoup d'amour » ne sont pas de ceux qu'on abandonne. Vous êtes, mon Ange, à la fois Marthe et Marie : Marthe pour moi, Marie extasiée devant le Seigneur. Et tout est bien. Du soin que Dieu prend ainsi de mon âme, de ne jamais la laisser seule, je devrais tirer une conscience claire de son éminente dignité et me comporter en tout selon cette conviction.
Les théologiens, gens doctes, ingénieux et d'amples loisirs (de moins en moins, il est vrai), ont dressé depuis longtemps le tableau de vos hiérarchies célestes, sans être tout à fait d'accord entre eux ni sur l'ordre à adopter ni sur les fonctions à vous reconnaître : mais ce ne sont que détails pour nourrir les disputes édifiantes. Je suis les leçons de mon catéchisme, car mon esprit se plaît à l'élémentaire. Vous êtes répartis en trois groupes de trois composant au total neuf chœurs :
1° Séraphins, Chérubins et Trônes ;
2° Dominations, Vertus et Puissances ;
3° Principautés, Archanges et Anges.
Et quand je tâche à m'imprégner de votre assistance, ô mon Ange, je me dis que je suis bien indigne de la faveur de Dieu distrayant l'un de ses esprits pour ma gouverne. Et que si je ne m'aperçois pas de votre action, c'est parce que j'ai l'âme trop épaisse. Du moment que vous êtes là, n'est-ce pas assez ? Et ne devrais-je pas me confondre en remerciements pour un tel bénéfice ? (...).
Je pense que je me tairais, s'il m'était accordé d'entendre seulement une fois le son de votre voix. Ce serait une voix d'emprunts ? Et alors ? ... Je ne suis pas si difficile ! Oui, cela me suffirait comme suffisent les miracles pour que je devienne tout d'un coup craintif et pieux. Je ne pousserais pas l'outrecuidance jusqu'à réclamer l'éclat d'un organe tonitruant, ni la précision d'une phrase sinaïque, non... seulement ce soupir intérieur qui m'assure de vous…

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  L'ange de la bénédiction

L'ange de la bénédiction est mon compagnon de route. Il me protège. Comme dans un manteau, il m'enveloppe dans la bénédiction de Dieu. Il m'accompagne dans tout ce que j'entreprends, afin que de moi émane la bénédiction et que l'ouvrage qui sort de mes mains soit béni. Je lui demande d'être à mes côtés lors des entretiens que je mène avec des gens qui sont dans la détresse et j'ai l'assurance que l'échange va se transformer en une bénédiction pour eux. Il me libère de la pression de devoir toujours bien faire et de la crainte de ne pas avoir assez d'empathie. Je lui demande aussi de nous assister tous lorsque nous planifions en réunion les semaines à venir. Si je le sens près de moi, je me rends en confiance à cette réunion ; ce n'est pas moi qui devrai tout faire et je sais que la discussion sera une bénédiction pour tous les participants et ceux pour qui nous travaillons.
J'ai surtout recours à l'ange de la bénédiction lorsqu'il s'agit de résoudre un conflit dans lequel sont impliquées plusieurs personnes. (...).
Demande à l'ange de t'accompagner dans ton travail tout au long de la journée, afin qu'une bénédiction puisse en émaner ; qu'il t'accompagne aussi dans tes entretiens compliqués ; ou dans ta classe avec des élèves difficiles, afin que tu ne fasses pas une fixation sur leur indiscipline. Il te montrera peut-être que d'eux aussi peut venir une bénédiction et, grâce à lui, tu les regarderas avec espoir et amour, tu les aborderas autrement et ton enseignement sera différent, lui aussi. Demande à l'ange de t'assister si tu vas rendre visite à une amie malade. Tu n'auras pas alors besoin de t'inquiéter des paroles que tu vas prononcer. L'ange te délivrera de la peur devant la maladie de ton amie et devant ton impuissance. Il te dira : « Va simplement vers elle, cela lui fait du bien. Ne réfléchis pas à ce que tu dis ; sois simplement auprès d'elle et je te soufflerai les mots qui deviendront une bénédiction pour elle. »

Anselm Grün, o.s.b., L'ange de simplicité, Salvator.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  L'ange et les hommes (1)

La lettre aux Hébreux parle de l'envoi en mission des anges : « Ne sont-ils pas tous des esprits destinés à servir, envoyés en mission à cause de ceux qui doivent hériter du salut ? »
Ainsi est exprimée la relation des anges avec les hommes. C'est un enseignement constant de l'Église que tout baptisé dispose d'un ange au moins, selon la parole : « Prenez garde de mépriser aucun de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans les cieux regardent constamment la face de mon Père qui est dans les cieux. » (Mt 18, 10).
La dignité de l'homme, si insignifiant soit-il, consiste en ceci : son ange regarde la face de Dieu et le relie à Lui qui est dans les cieux. Cette relation est mise en lumière dans de nombreux passages de l'Écriture sainte, plus particulièrement dans les livres de l'Ancien Testament. Que de fois l'ange n'est-il pas envoyé à l'homme, chargé du message de Dieu ! Il l'aide, le fortifie, le conduit. Il faut citer ici en termes précis un de ces passages concernant Moïse, le guide du peuple choisi :
« Ainsi parle le Seigneur ton Dieu :
Voici que moi je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et pour te faire entrer dans le lieu que j'ai préparé. Fais attention à lui et écoute sa voix. Ne lui sois pas rebelle ! Il n'enlèverait pas vos forfaits, parce que mon Nom est en lui. » (Ex 23, 20).
Moïse devait sortir le peuple de l'esclavage auquel il était soumis en Égypte. Dans ce but, Dieu a envoyé un ange à son côté qui le jour précédait les Israélites dans une colonne de fumée, la nuit dans une colonne de feu. Ce faisant le peuple avait un guide dont la force et la sagesse étaient tout simplement au-delà de l'humain.
Nous reconnaissons là la mission la plus importante de l'ange auprès de l'homme. De même qu'alors l'ange a soustrait le peuple à la servitude pour le mener à la liberté, nous devons parallèlement reconnaître l'importance de la présence de l'ange auprès de chaque homme en particulier.

Père B. Suter, « Stella Maris », n°223.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  5 septembre : Sainte Teresa de Calcuta
Au nom des pauvres


...Je suis reconnaissante, je suis très heureuse de recevoir ce prix ¬dont, personnellement, je suis indigne - au nom des affamés, de ceux qui sont nus, des sans-logis, des infirmes, des aveugles, des lépreux, de tous ces gens qui ne se sentent pas voulus, pas aimés, pas soignés, rejetés par la société, ces gens qui sont devenus un fardeau pour la société et qui sont humiliés par tout le monde.
C'est en leur nom que j'accepte ce prix. Et je suis sûre que ce prix va susciter un amour compréhensif entre les riches et les pauvres. Et c'est là-dessus que Jésus a tellement insisté. C'est la raison pour laquelle Jésus est venu sur la terre pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres. Et par ce prix, et à travers notre présence ici, nous voulons tous annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres : que Dieu les aime, que nous les aimons, qu'ils sont quelqu'un pour nous, que, eux aussi, ont été créés par la même main amoureuse de Dieu pour aimer et être aimés.
Nos pauvres gens, nos splendides gens, sont des gens tout à fait dignes d'amour. Ils n'ont pas besoin de notre pitié ni de notre sympathie. Ils ont besoin de notre amour compréhensif, ils ont besoin de notre respect, ils ont besoin que nous les traitions avec dignité. Et je pense que nous faisons là l'expérience de la plus grande pauvreté ; nous la faisons devant eux, eux qui risquent de mourir pour un morceau de pain. Mais ils meurent avec une telle dignité !
Je n'oublierai jamais l'homme que j'ai ramassé un jour dans la rue. Il était couvert de vermine, son visage était la seule chose propre. Et cependant cet homme, lorsque nous l'avons amené à notre mouroir, a dit cette phrase : « J'ai vécu comme une bête dans la rue, mais je vais mourir comme un ange, aimé et soigné. » Et il mourut merveilleusement bien. Il s'en alla dans sa maison, chez Dieu, car la mort n'est pas autre chose que de rentrer chez soi, dans la maison de Dieu. C'est parce qu'il avait éprouvé cet amour, parce qu'il avait eu le sentiment d'être désiré, d'être aimé, d'être quelqu'un pour quelqu'un, que, dans ses derniers instants, il a ressenti cette joie dans la vie...

Sainte Teresa de Calcuta, Discours à la réception du prix Nobel, le 10.12.1979.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  27 septembre : Saint Vincent de Paul
Une fabuleuse destinée


Ce que Vincent Depaul chercha d'abord, c'était « une honnête retirade », c'est-à-dire un bon bénéfice. Las de garder les moutons de son père, il le décida à vendre deux bœufs pour payer ses études. Comment réussit-il à être ordonné prêtre à moins vingt ans (Périgueux, 1600) ? En trichant sur son âge, sans doute. On ignore ce qu'il devint dans les dix années suivantes. Que penser de son prétendu séjour en Tunisie ? Pris par des corsaires, au large de Marseille, il aurait été vendu à un alchimiste de Tunis, serait resté deux ans chez lui pour le convertir (1605-1607), puis, cette bonne action accomplie, se serait enfui en Italie. C'est du moins ce que Vincent alla raconter à un haut fonctionnaire du Vatican, qui le crut, lui accorda son amitié, et l'envoya porter un message secret à Henri IV (1609). Celui-ci, désireux d'avoir sous la main un homme si héroïque et si habile, le donna comme aumônier à la reine Margot, l'épouse qu'il avait répudiée ; et Vincent eut alors « l'honnête retirade » après laquelle il avait tant couru.
Ce fut à Paris, une vingtaine de mois plus tard (1611 ou 1612), qu'il se confessa au cardinal de Bérulle et reçut la grâce de ce qu'il nommait sa « conversion ». Il entre dès lors dans la voie de la sainteté, renonce à ses bénéfices, porte un cilice, couche sur la paille, ne pense plus qu'à Dieu et à ce qu'il y a de plus misérable ici-bas : les forçats, les mendiants, les enfants martyrs, les vieillards et les malades abandonnés. C'est pour les secourir qu'il fonde, avec Louise de Marillac, la congrégation des Filles de la Charité (1633). Celle des lazaristes, qui s'établirent en 1632 au prieuré Saint-Lazare, il l'avait instituée dès 1625 pour prêcher des missions au peuple ignorant des campagnes. « Monsieur Vincent », comme on l'appelait, devint, sous ses allures paysannes, le prêtre le plus populaire de Paris ; la cour le consultait pour le choix des évêques ; pendant quarante ans, il répandit de l'édification et des bienfaits dans toutes les classes de la société.

Omer Englebert, La Fleur des saints, Albin Michel.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  29 septembre : Saints Michel, Gabriel et Raphaël
Les Archanges


MICHEL (en hébreu mika'el, « qui est comme Dieu ? ») est cité en Daniel (10, 13.21 ; 12, 1), dans la lettre de Jude (1, 9) et dans l'Apocalypse (12, 7...) qui décrit le combat mené dans le ciel par Michel et ses anges contre le Dragon et ses anges.
Celui qu'on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier, fut précipité sur la terre et ses anges avec lui (12, 9).
Le culte de saint Michel s'est développé sur le mont Gargan, dans les Pouilles (Italie), dès le 6e siècle, surtout après une victoire remportée au 7e siècle par les Lombards sur les Sarrazins près de Siponto et attribuée à la protection de l'archange Michel. La célèbre abbaye du Mont-Saint-Michel, en France, fut un centre de rayonnement de la dévotion à saint Michel et, à partir de 966, après l'installation des moines bénédictins à l'abbaye, celle-ci devint un lieu de pèlerinage des plus célèbres.

GABRIEL (de l'hébreu gabri'el, « homme de Dieu » ou « Dieu est ma force ») est le nom propre d'un ange qui apparaît pour la première fois en Daniel (8, 16 ; 9, 21) dans une mission d'ange-interprète. Dans le Nouveau Testament, Gabriel est le messager de Dieu (Lc 1, 19.26) qui annonce la naissance de Jean Baptiste (Lc 1, 11-20) et la naissance virginale de Jésus (Lc 1, 26-28). Vénéré comme archange dès le 2e siècle, saint Gabriel est considéré par l'Église syrienne comme le premier des anges.

RAPHAËL (de l'hébreu repa'el « Dieu guérit ») est le nom d'un ange qui n'apparaît que dans le livre de Tobie (3, 17). Raphaël accompagne Tobie (11,7-8. 1-14), délivre Sarra du démon (8, 2-3). Il est l'un des sept anges qui se tiennent devant la gloire du Seigneur (12, 15) et présentent les prières des saints et leurs bonnes œuvres.

Enzo Lodi, Les Saints du Calendrier romain, Mediaspaul.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  18 octobre : Saint Luc
Médecin, évangéliste, peintre


...Luc n'était pas juif, mais grec. Originaire d'Antioche, médecin, il rencontra Paul, à qui il doit peut-être sa conversion, et s'attacha à lui. Il le suivit dans ses voyages missionnaires. Luc, le cher médecin, comme le nomme l'Apôtre des païens, lui fut un collaborateur de grande valeur.
Une tradition constante a vu en lui, l'auteur du troisième Évangile et du livre des Actes des Apôtres, qui, d'ailleurs, en est le second tome. Ces deux œuvres montrent en Luc un écrivain cultivé et de grand talent. Dans son évangile, il a mis l'accent sur la miséricorde divine : il est le seul à nous avoir transmis la parabole de I'Enfant prodigue. Mais il est aussi l'évangéliste de l'exigence de Jésus-Christ pour celui qui veut devenir un véritable disciple. L'Évangile dit « de l'Enfance » donne à penser qu'il a connu personnellement la Vierge Marie et a reçu d'elle des confidences.
Qu'est-il devenu ensuite ? Comme pour bien d'autres grands des premières années du christianisme, nous ne savons rien de sûr. Les traditions divergent et sont même contradictoires. L'iconographie le représente souvent avec un bœuf qui parfois le symbolise. Allusion à la célèbre vision d'Ezéchiel (l, 10-14) parce qu'il commence son récit évangélique en montrant le père de Jean-Baptiste, le prêtre Zacharie, officiant dans le temple de Jérusalem où cet animal était offert en sacrifice.
Luc est devenu le patron des peintres du fait d'une tradition rapportée par saint Jean Damascène, selon laquelle se trouvait jadis à Constantinople une icône de la Vierge, disparue depuis, et qui aurait été son œuvre. Quoi qu'il en soit, il est bien vrai que Luc nous a laissé, dans son évangile, un merveilleux portrait de la Mère de Dieu que nous ne nous lasserons jamais d'admirer...

Marcel Driot, Le saint du Jour, Mediaspaul.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  21 octobre : Saint Viateur
Zèle et service eucharistique


La foi enfante le zèle que la piété soutient. Le zèle porte le chrétien avec ardeur à procurer la gloire de Dieu par sa propre sanctification et par celle des autres. Il doit être pur, ardent et vif ; il demande à être conduit avec beaucoup de modération et de prudence, et il veut être accompagné de jugement, de science et de désintéressement. Tel fut celui de saint Viateur, qu'on nous représente, dès son enfance, parvenu à une vertu éminente, et capable, jeune homme encore, des plus héroïques sacrifices.
Saint Viateur avait livré son cœur aux fortes influences de la grâce ; son esprit s'était abandonné aux inspirations divines, et tous ses actes étaient à la gloire de Dieu.
Quelle ne devait pas être son ardeur à l'étude des célestes doctrines, et avec quelle tendre et douce charité, mêlée à quelle lumière, il lisait les Livres saints et enseignait le peuple de Lyon ! Assurément son zèle n'eut jamais les brusqueries, les impatiences, moins encore les hauteurs si contraires au succès des conseils. Non, l'heureux enfant, par toute sa conduite, devenait un commentaire vivant des divins préceptes que sa voix était chargée de proclamer. Quel contraste avec notre conduite si indifférente, peut-être même si préjudiciable, au salut du prochain !
La vie de saint Viateur comme clerc de l'Église de Lyon fut toute consacrée au service eucharistique. Ce lis si pur, dont l'éclatante blancheur et les parfums délicieux faisaient la gloire du sanctuaire, s'était épanoui sous les rayons de l'Hostie divine, dans une atmosphère pleine de lumière et de sainteté.
Il serait difficile de dire la foi et la piété de saint Viateur quand il paraît devant le Tabernacle et qu'il sert à l'autel, le zèle qu'il déploie pour orner et embellir le lieu saint. Digne et grave dans les cérémonies de nos augustes mystères, respectueux, confiant, plein d'amour, il se souvient que devant le Saint des saints, il faut encore une crainte religieuse et un profond recueillement...

D’après l’Eucologe des Clercs de Saint-Viateur.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  La prière – Nos aînés

Il est assez fréquent que les adolescents rechignent à prier en famille et à aller à la messe. Comment réagir ?

Restons paisibles et vigilants. Ces rébellions adolescentes n'ont rien de systématique mais sont néanmoins très normales. Elles sont à la fois un bon signe (il est bien de grandir, même si ça craque aux entournures) et un clignotant d'alerte : il n'est pas si facile de passer d'une piété d'enfant, très liée à celle des parents, à une foi adulte ; d'une certaine manière, c'est à l'adolescence que « ça passe ou ça casse ». Bien sûr, la réalité est plus nuancée. Néanmoins, force est de constater que l'adolescence marque, pour la vie spirituelle, une étape importante.

Écoutons et observons. Depuis quelque temps, Jérôme, quatorze ans, manifeste une hostilité ouverte au moment de la prière familiale : il grimace, ricane, refuse de participer. Mais est-ce la prière qu'il refuse... ou la prière en famille ? Ce n'est pas du tout pareil ! Combien d'adolescents, en effet, se trouvent tout à coup gênés de prier avec leurs proches ! Ayant perdu la simplicité de l'enfance, ils sont bloqués par une sorte de pudeur, qui n'a rien à voir avec l'impiété. Pour la même raison, ils peuvent être hérissés d'aller à la messe avec toute leur tribu et s'asseoir à l'autre bout de l'église.

Acceptons que leur vie spirituelle nous échappe de plus en plus. Quand ils étaient petits, ils ont prié sur nos genoux, nous les avons guidés sur les chemins de la foi, recueillant avec émerveillement leurs confidences. Mais en grandissant ils se taisent, comme s'ils fermaient la porte d'un jardin où nous n'aurions plus accès ; et s'ils entrouvrent cette porte c'est, le plus souvent, à d'autres que nous. Il est bien qu'il en soit ainsi, même si c'est difficile. Notre mission continue, mais elle passe de plus en plus par d'autres : amis, prêtres, chefs scouts, professeurs. D'où l'importance du choix des écoles, des mouvements de jeunes, des activités de loisirs.

Posons quelques repères fermes. L'éducation des adolescents n'est pas achevée. Respecter leur foi personnelle n'empêche nullement de poser des exigences extérieures qui, dans le domaine de la vie spirituelle comme dans les autres, sont comme des garde-fous pour guider et protéger leur liberté encore fragile. Obliger un jeune à aller à la messe c'est lui apprendre que la fidélité - en l'occurrence, la fidélité à son baptême (et à sa Profession de foi) - suppose que l'on ne suive pas son envie du moment, mais que l'on s'astreigne éventuellement à faire quelque chose qui ne nous « branche » pas. C'est l'aider à persévérer. Ça le dégoûtera ?... Peut-être. Mais ça peut aussi lui faire passer un cap difficile, d'où il sortira plus fort dans sa foi. Bien des témoignages vont dans ce sens : adolescents qui râlaient tous les dimanches et qui, devenus adultes, sont pleins de reconnaissance pour leurs parents grâce à qui ils n'ont pas tout laisser tomber.

Facilitons-leur la tâche. Ainsi, en ce qui concerne la messe, privilégions les églises qu'ils préfèrent ; ils auront le temps de découvrir, plus tard, que la valeur d'une messe ne se mesure pas à la qualité des chants ni même de l'homélie. Certaines responsabilités peuvent aider un adolescent à venir à la messe sans trop de mauvaise volonté : s'occuper d'un petit enfant, encadrer les servants d'autel, jouer d'un instrument de musique, participer à la chorale, faire une lecture. Encore faut-il que nos communautés paroissiales laissent vraiment les jeunes prendre leur place (dans les équipes liturgiques, par exemple) : ce n'est pas toujours le cas !

Soyons cohérents. Comment exiger de nos enfants qu'ils aillent à la messe si nous n'y allons pas, ou seulement de temps en temps ? Comment les inciter à participer aux activités de l'aumônerie si, au fond, nous attachons plus d'importance à leurs résultats scolaires qu'à leur progression spirituelle ? Comment leur dire la valeur de la prière si nos pratiques et nos dévotions restent des actes formels, qui ne changent rien à notre vie ? Comment rendre crédible notre joie de le voir grandir si nous exprimons seulement des inquiétudes et des reproches ? « Jésus nous l'a indiqué : il faut semer la graine, mais sans se retourner continuellement pour voir si elle commence à germer : on risquerait de détruire la plante ! Laissons donc la graine tranquille : Dieu est plus fort ». (Cardinal G. Danneels, Familles, Dieu vous aime, Éditions Nouvelle Cité).

Christine Ponsard, La Foi en famille, Éditions des Béatitudes.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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  Des appréciations

Je lis toujours la revue avec plaisir car elle contribue à m'enrichir sur le plan spirituel. 974 - Je voudrais vous féliciter pour votre revue qui est d'une excellente qualité. Elle m'apporte une grande joie dans le cœur. J'y viens chercher la force et la confiance. La France est un pays très proche de mon cœur. Il est donc naturel que je m'intéresse à la spiritualité des habitants de l'Hexagone. Merci de me rapprocher de vos préoccupations, de vos soucis et vos joies. Merci de me faire découvrir votre foi à travers les beaux textes de votre petit livret... Bonne continuation. Vous êtes pour moi un rayon de soleil. Pologne - Vous faites un travail remarquable de recherche et de documentation. Enseignements, vies de saints, témoignages, prières, beaucoup de trésors dans un petit format. Bravo. 13 - La lecture de votre revue m'aide à garder l'espérance. 24 - Je renouvelle l'abonnement à cette petite revue si belle et si priante qui me réconforte bien. 46 - Comme je ne peux pas me passer de « l'Ange gardien » car il est trop génial, je viens vite me réabonner... Un grand merci pour lui que je consulte chaque jour pour le saint du jour et les intentions de notre Saint-Père François. 69.

En vous remerciant encore pour tout le plaisir et le soutien que nous apporte votre si attachante revue : calendrier bien utile et textes si stimulants pour notre foi, et de belles découvertes, plus la petite touche d'humour ! Merci vraiment ! 94 - Je lis toujours votre revue avec un immense plaisir. 01 - Cette revue est très belle. Sa lecture nous réconforte et nous donne l'espérance. 12 - Merci pour cette belle revue, très intéressante. J'apprécie beaucoup la rubrique Église vivante... Dans le monde. 74 - Merci pour votre magnifique revue qui m'aide à supporter les traitements du cancer. Marseille 8e - Merci pour votre éditorial réconfortant du n° de mai juin 2017. Sans la foi, ce monde serait invivable alors qu'il peut être si beau... Cette chère revue est une oasis, la certitude que l'on n'est jamais seul. Suisse - Je vous remercie de la tenue de votre revue dont notre Bon Ange doit être fier, lui qui est si précieux dans notre vie quotidienne. 49 - Il y a une riche variété, avec la doctrine, la liturgie, les mots d'enfants, très réussis. L'intérêt est toujours soutenu. Une moniale. 56.

Merci pour votre petite revue qui nous apporte tant de joie dans ce monde si troublé. Que nos Anges gardiens continuent à veiller sur nous. 64 - Merci pour cette belle revue de plus en plus attrayante. 52.

Et par courriel :
Bonjour et merci d'avance pour cette offre de spécimen qui honore mon cœur alors que mon beau-papa est atteint d'une leucémie aiguë... Bien coeur dialement. 13 - Je souhaiterais recevoir un spécimen gratuit de votre revue très intéressante ! Merci de bien vouloir m'envoyer un bon de commande si cela est possible. Votre site est vraiment très enrichissant, je vous souhaite une bonne continuation ! 83 - Je tiens à vous remercier tout d'abord pour votre revue, je me suis inscrite à l'association..., je ne manque pas de prier pour tous. Je partage vos écrits que je trouve très instructifs, je ne connaissais pas l'histoire de certains saints entendus de nom sans plus et c'est un plaisir de vous lire. 09.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", septembre-octobre 2017.


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