Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2016

n°1-2016 - janvier-février     n°2-2016 - mars-avril     n°3-2016 - mai-juin
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2016 : n°4 - juillet-août

  Il y a cent ans...

en juillet 1916

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore,
Ils dorment au fond des tombeaux
Et le soleil se lève encore.

Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non, cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part,
Vers ce qu'on nomme l'Invisible.

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux,
Les yeux qu'on ferme voient encore.

Sully Prudhomme

en août 1916

Ceux qui pieusement sont morts pour la patrie
Ont droit qu'à leur cercueil la foule vienne et prie.
Entre les plus beaux noms leur nom est le plus beau ;
Toute gloire auprès d'eux passe et tombe, éphémère ;
       Et, comme ferait une mère,
La voix d'un peuple entier les berce en leur tombeau.

Ainsi, quand de tels morts sont couchés dans la tombe,
En vain l'oubli, nuit sombre où va tout ce qui tombe,
Passe sur leur sépulcre où nous nous inclinons ;
Chaque jour, pour eux seuls se levant plus fidèle,
       La gloire, aube toujours nouvelle,
Fait luire leur mémoire et redore leurs noms.

       Gloire à notre France éternelle !
       Gloire à ceux qui sont morts pour elle :
       Aux martyrs, aux vaillants, aux forts,
       À ceux qu'enflamme leur exemple,
       Qui veulent place dans le temple,
       Et qui mourront comme ils sont morts !

Victor Hugo


Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  Le respect de notre liberté

Jésus Christ, pour moi, est d'abord le premier né d'entre les morts. Lorsque, à l'âge de sept ans, on a vu ses parents sur leur lit de mort, cette promesse de résurrection est capitale. La petite fille que j'ai été a grandi dans cette perspective des retrouvailles annoncées. Pas plus que Dieu, je n'ai vu Jésus Christ, mais j'ai appris à l'entrevoir à travers les Évangiles : ses actes et ses paroles, notamment ses paraboles à la dimension souvent paradoxale, me permettant d'appréhender quelque chose de l'inouï de Dieu. Jésus visage de Dieu. Il n'est pas seulement un maître de sagesse universelle, mais le Fils de Dieu nous entraînant comme enfants de Dieu dans le Royaume. L'incarnation le laisse percevoir de manière accessible. Je suis attirée par sa bonté, son préjugé favorable, sa miséricorde autant que par l'exigence de sa proposition d'amour. Il n'impose pas, il propose dans le respect inconditionnel de notre liberté. Il invite à l'écouter, à le suivre.
Son rayonnement de bonté, de beauté est contagieux. Des hommes, des femmes à travers les âges, mais aussi aujourd'hui à nos côtés, rendent tangibles son message et donc lui prêtent leurs visages : silhouettes lumineuses qui marchent devant nous et nous invitent à nous inscrire dans le même élan. Leur bienveillance, leur confiance en chaque être aussi bas soit-il tombé, leur joie inaltérable parlent au-delà d'eux-mêmes sans besoin de canonisation. Tout au long de sa vie, de la naissance humble et inconfortable jusqu'à la mort dans les conditions extrêmes, Jésus Christ rejoint chaque homme, chaque femme, dans les épreuves et les fêtes de l'existence. En barque ou à travers champs, auprès de la fontaine ou dans la maison de l'ami mort, autant de lieux repérables en un temps historique.
Un passage de l'Évangile m'interpelle particulièrement, c'est l'aventure des pèlerins d'Emmaüs. Leur déception et leur fatigue ressemblent aux miennes parfois, la rencontre les transfigurent au point qu'ils sollicitent l'étranger à la présence si forte, si douce : « Reste avec nous, le soir tombe. » Quand tout bascule et chavire, que le mal obscurcit l'horizon, mais aussi quand la joie transfigure le quotidien, je lis et j'entends sa parole de vie. Je peux me redresser et aller en confiance, danser et saisir la main des autres vivants. Il m'aime et il m'espère.
De l'orpheline confiée aux mains affectueuses de nombreuses mères - tantes, religieuses, amies jusqu'aux personnes encore inconnues qui prendront soin de moi au dernier moment, toujours je chercherai ce visage. Bien que j'aie une vie active, je sens à quel point le désir de contemplation m'habite. Dès lors il me semble que ma Chanson pour un matin de Pâques exprime, mieux qu'un développement théorique, ma perception mystique de la rencontre essentielle avec le Seigneur Jésus Christ :
       Mes enfants sont dans les arbres.
       J'ai ouvert la cage.
       La maison respire dans la lumière
       Et le soleil pénètre par la porte
       Qui ouvre les bras.
       La poussière chante dans les rayons obliques
       De ce matin léger.
       Le Seigneur s'est introduit dans ma maison
       Et il s'est assis : comme il fait bon chez toi
       Je travaillais, je ne l'avais pas vu entrer.
       Alors j'ai posé mon ouvrage
       Et je me suis assise près de lui.
       Et j'ai regardé avec lui l'éclat de ce jour.
            (Feux dans la nuit : poésies, Espace Nord.)

Colette Nys-Mazure, in Stan Rougier, "Pour vous, qui suis-je ?", Mame, 2013.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  Mère de France aussi

À la mémoire de ma Mère
Je ne veux plus aimer que ma mère Marie,
Tous les autres amours sont de commandement.
Nécessaires qu'ils sont, ma mère seulement
Pourra les allumer aux cœurs qui l'ont chérie.

C'est pour Elle qu'il faut chérir mes ennemis,
C'est par Elle que j'ai voué ce sacrifice,
Et la douceur de cœur et le zèle au service,
Comme je la priais, Elle les a permis.

Et comme j'étais faible et bien méchant encore,
Aux mains lâches, les yeux éblouis des chemins,
Elle baissa mes yeux et me joignit les mains,
Et m'enseigna les mots par lesquels on adore.

C'est par Elle que j'ai voulu de ces chagrins,
C'est pour Elle que j'ai mon cœur dans les cinq plaies,
Et tous ces bons efforts vers les croix et les claies,
Comme je l'invoquais, Elle en ceignit mes reins.

Je ne veux plus penser qu'à ma mère Marie,
Siège de la Sagesse et source des pardons,
Mère de France aussi, de qui nous attendons
Inébranlablement l'honneur de la patrie.

Marie Immaculée, amour essentiel,
Logique de la foi cordiale et vivace,
En vous aimant qu'est-il de bon que je ne fasse,
En vous aimant du seul amour, Porte du Ciel ?

Paul Verlaine
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  Hiérarchies (2)

Vous étiez, pardonnez-moi de l'affirmer, un de ces anges dont on ne parle pas, qui n'ont encore porté aucun message, assuré aucune ambassade ; dont la valeur, pour autant, n'est pas négligeable.
Et voilà qu'à un moment de notre Temps, sur un point de notre Espace, vous êtes apparu comme le conducteur irremplaçable de l'homme que je suis.
« Voici que j'envoie un Ange devant toi, pour te garder dans le chemin et pour te faire arriver au lieu que j'ai préparé. Sois sur tes gardes en sa présence et écoute sa voix ; ne lui résiste pas, car il ne te pardonnerait pas ta transgression, mon nom étant en lui. Mais si tu écoutes sa voix et si tu fais tout ce que je dirai, je serai l'ennemi de tes ennemis et l'adversaire de tes adversaires ». Ainsi parlent les livres inspirés.
La hiérarchie céleste se complète donc, se prolonge sur la terre, s'y renverse à la manière d'une image portée devant la lentille d'une lanterne magique. Le troupier s'y révélait supérieur à l'officier, ce qui est un comble. Et pourtant, les distances n'étaient nullement abolies entre nous, même si aucune mesure n'en pouvait être donnée. Certes, vous m'étiez commis ; mais j'étais la raison de votre office, non pas de votre existence. J'étais l'instrument contingent, et pourtant indispensable sur l'heure, de votre obéissance à Dieu. Pour lui complaire, vous aviez besoin d'un plus petit que vous. Mystérieuse économie qui avait également porté le Verbe de Dieu à se servir de l'humanité pour réaliser son dessein, sans pour autant que les hommes cessent de gésir dans la dépendance ! Tant de paradoxes savamment balancés entrent dans ces ombres où Dieu se retire à nos regards et qui sont lumière de son côté !
Bien avant que j'en eusse conscience, mon Ange, nous sommes donc devenus parents pour toute mon existence terrestre. Vous vous êtes attaché à mon âme, à la fois tuteur et greffier : tuteur de l'homme, greffier de Dieu. Vous êtes devenu le spectateur « impassiblement » réjoui ou attristé de mes gestes, de mes pensées, de mes impulsions et de cela même qui est resté embourbé dans mon subconscient.

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  L'ange du ralentissement

Nous sommes nombreux à souffrir aujourd'hui de l'accélération permanente de notre vie. Dans notre travail surtout, les tâches s'amoncellent parfois jusqu'à nous faire perdre le souffle. L'agitation et le stress sont les conséquences du rythme de plus en plus rapide du monde, que, pour beaucoup d'entre nous, l'âme ne parvient pas toujours à suivre. Les conseillers et les psychologues nous recommandent de lever le pied pour nous mettre à l'abri d'un burn-out. Saint Benoît, au contraire, demande au cellérier, l'économe du monastère, de ne pas ralentir. Car il existe en effet une lenteur qui paralyse, signe que parce que nous brûlons trop d'énergie par ailleurs, notre travail n'avance que péniblement.
Mais si je suis tout entier à ce que je fais, la lenteur peut être bénéfique. Et c'est cette lenteur positive que l'ange du ralentissement veut nous apprendre, afin qu'elle nous inspire et nous aide à vivre consciemment et attentivement. (...)
Si je sens moi-même que je suis en danger, tendu intérieurement au point d'être stressé, je demande à l'ange du ralentissement de freiner mes pas et ma pensée. Si je pense à lui, je vais, de moi-même, ralentir mon rythme ; et en respirant plus calmement, je vais ressentir une liberté intérieure. Au milieu de l'accélération extérieure, je ralentis mon allure et apaise mes pensées. Cela me fait du bien, je me retrouve totalement en moi-même. (...)
... L'ange de la lenteur me prend par la main et me dit : « Tu n'as pas besoin de faire quelque chose. Tu n'as pas besoin non plus de penser à la manière dont tu vas accomplir tes tâches de la journée. À cette minute, tu es là, simplement. Profite de cet instant de lenteur. Après, tu verras, le travail sera plus facile, tu le feras calmement et tu seras d'autant plus efficace. » Dieu merci, quand je vois mon agenda rempli, je pense souvent que là, entre mes rendez-vous, l'ange du ralentissement est à mes côtés. Et alors, en dépit de mes obligations, je peux jouir d'instants de lenteur.

Anselm Grün, o. s. b., Le petit livre des anges, Salvator, 2010.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  L'univers invisible

Dans notre Credo de Nicée, nous proclamons : « Je crois en un seul Dieu, créateur de l'univers visible et invisible. » Quel est donc cet « univers invisible » ? L'univers invisible est habité par les anges, créatures spirituelles créées par Dieu. (...)
Les anges sont très souvent mentionnés dans l'Ancien et le Nouveau Testaments. Dieu dit à Moïse au Sinaï : « Je vais envoyer un ange devant toi pour te garder en chemin et te faire parvenir au lieu que je t'ai préparé... Mon ange marchera devant toi. » (Ex 20, 23). Jésus lui-même nous parle des anges : « Gardez-vous de mépriser un de ces petits car leurs anges dans le ciel se tiennent sans cesse devant Dieu » (Mt 18, 10) ; « les anges de Dieu se réjouissent dans le ciel quand un pécheur se convertit. » (Le 1, 10) ou encore : « Les élus à la résurrection seront comme les anges de Dieu ; ils ne pourront plus mourir » (Le 20, 36). Et dans la liturgie, spécialement à la messe, nous prions avec les anges. (...)
Au 4e siècle, saint Basile écrit : « Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie », mais ce n'est qu'au 12e siècle, avec Honoré d'Autun, que les Anges gardiens sont vraiment reconnus : « Chaque âme, au moment où elle entre dans un corps, est confiée à un ange qui l'exhortera au bien. » En 1608, le pape Paul V institue la fête des saints Anges gardiens. Les papes de l'époque contemporaine n'ont jamais mis en cause cette dévotion. Jean XXIII aurait même dit à un évêque canadien que l'idée de convoquer un concile lui avait été soufflée par son ange gardien. La réforme du calendrier liturgique du 21 mars 1969 a gardé la fête des Anges gardiens et en a fixé la date au 2 octobre. Benoît XVI a écrit : « La présence invisible de ces esprits bienheureux nous est d'une grande aide. Ils marchent à nos côtés ; ils nous protègent en toute circonstance et nous pouvons avoir recours à eux à tout moment. » (...)
Avec les bons anges, rendons gloire à Dieu...

D'après G.C., « Notre-Dame du Suffrage » n°1156.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  L'ange du Seigneur

Cette expression, très courante (plus de 50 occurrences dans l'Ancien Testament), est toutefois assez difficile à cerner.
À première vue, il pourrait s'agir d'un simple terme générique, désignant n'importe quelle sorte d'ange, dès lors qu'il est mandaté par le Seigneur. L'ange ainsi désigné est souvent un ange exterminateur, comme celui envoyé pour détruire l'armée du roi assyrien Sennachérib en 2 R 19, 35. Un emploi particulièrement caractéristique de cette expression se rencontre dans le récit de la punition de David après que celui-ci a osé procéder à un recensement interdit :
(1 Ch 21) 14 Le Seigneur envoya donc la peste en Israël, et il tomba soixante-dix mille hommes en Israël. 15 Dieu envoya un ange à Jérusalem pour la ravager, et comme il faisait ce ravage, le Seigneur regarda et fut affligé de ce malheur. Il dit à l'ange exterminateur : « Assez ! Maintenant relâche ton bras ! » Or l'ange du Seigneur se tenait auprès de l'aire d'Ornân le Jébusite. 16 David leva les yeux et vit l'ange du Seigneur se tenant entre la terre et le ciel, ayant à la main son épée nue, tournée contre Jérusalem. David et les anciens, recouverts de sacs, se jetèrent face contre terre. 17 David dit à Dieu : « N'est-ce pas moi qui ai dit de dénombrer le peuple ? C'est moi qui ai péché et qui ai fait le mal. Mais ces brebis, qu'ont-elles fait ? Seigneur mon Dieu, que ta main soit donc sur moi et sur ma famille, mais que, sur ton peuple, elle ne soit pas un fléau ! »
Dans ce texte, l'ange est clairement distinct de Dieu. Il est présenté tel un guerrier, dont l'épée symbolise la capacité à donner la mort. Il s'agit bien ici d'un ange exterminateur qui n'agit pas de sa propre initiative. Cet ange est entièrement aux ordres de Dieu (cf. 1 Ch 21 : 27 Puis le Seigneur dit à l'ange de remettre son épée au fourreau.)
En Ex 3, 2, c'est l'ange du Seigneur qui se manifeste dans le buisson ardent, mais c'est bien avec Dieu lui-même que Moïse va entrer en dialogue. En Jg 6, 19-21, l'ange du Seigneur reçoit même un sacrifice...

Pierre de Martin de Vivies, Anges et démons, Nouvelle Cité.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  6 juillet - Sainte Maria Goretti
elle convertit son assassin


La basilique Saint-Pierre de Rome est noire de monde. La foule est venue de toute l'Italie pour entendre le pape Pie XII proclamer une nouvelle sainte. Ce 26 juin 1950, la petite Maria Goretti devient un modèle pour tous les chrétiens. Dans les premiers rangs, un vieil homme de soixante-sept ans tombe à genoux et pleure en silence. Il se souvient...
C'était il y a presque cinquante ans, le 5 juillet 1902, dans une petite ville au sud de Rome. Pour fuir la chaleur accablante, Alessandro, un jeune homme de dix-neuf ans, s'est réfugié contre le mur frais de la maison de ses voisins, les Goretti. Tout en profitant de l'ombre bienfaisante, il observe à travers les volets Maria, l'une des filles de la famille restée seule à la maison. Cela fait un moment qu'Alessandro a remarqué sa jeune et jolie voisine. Plusieurs fois, il a essayé de l'aborder mais elle l'a toujours poliment repoussé. Peut-être acceptera-t-elle cette fois-ci ?
Alessandro se glisse en cachette dans la maison. La jeune fille sursaute en découvrant Alessandro qui la dévore des yeux. Ses intentions sont évidentes. Lorsqu'il la saisit au poignet, Maria se débat de toutes ses forces. Et tout se précipite...
Furieux de la sentir lui résister, Alessandro frappe Maria de quatorze coups de couteau. Elle s'écroule. Hagard, le jeune quitte la maison en hurlant. On accourt, on l'interroge... et on découvre le corps de Maria qui se meurt.
Transportée à l'hôpital, Maria est à l'agonie. Elle sent que la mort est proche mais elle éprouve une grande paix : elle sait qu'elle va rejoindre le Christ. Alors, la jeune fille réconforte sa mère en larmes et pardonne à son assassin : « Pour l'amour de Jésus, je pardonne à Alessandro... et je veux qu'il vienne lui aussi avec moi au paradis. » Puis, Maria meurt. Elle n'avait que 12 ans.
Dans sa prison, Alessandro joue les durs. ( ...) Jusqu'au jour où l'évêque vient lui rendre visite et lui raconte le pardon de Maria. (...) Il se laisse toucher par l'amour de Dieu, se convertit et demande publiquement pardon...

Sophie de Mullenheim, Le livre des merveilles/junior, Mame.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  25 juillet - Saint Jacques le Majeur
le frère de Jean


L'Apôtre célébré aujourd'hui est surnommé le Majeur pour le distinguer de l'Apôtre du même nom et cousin du Seigneur. Jacques était le frère de Jean. Les évangélistes nous ont fait le récit de leur vocation. Ils furent appelés alors qu'ils réparaient leurs filets, car ils étaient pêcheurs. Laissant leur père Zébédée avec les ouvriers, ils quittèrent tout et suivirent Jésus. Jacques fit partie des trois privilégiés que le Seigneur emmenait avec lui dans des circonstances particulièrement importantes de sa vie ; ainsi à la Transfiguration et au Jardin de l'agonie. Le texte de l'évangile de ce jour (Mt 20, 20-28) nous montre que Jacques ne manquait pas d'ambition. Son frère et lui briguèrent les premiers places dans le Royaume futur. Un désir que la vie se chargera de purifier. Jésus leur fera comprendre que dans son royaume l'autorité est avant tout un service. Jacques et son frère ne manquaient pas non plus de tempérament ; Jésus les avait surnommés Fils du tonnerre.
Nous savons, par le récit des Actes des Apôtres, que Jacques fut le premier des Douze à donner sa vie pour l'Évangile. Vers ce temps-là, aux environs de la fête de la Pâque (de l'an 44), le roi Hérode mit la main sur quelques membres de l'Église pour les maltraiter. Il fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean (Ac 12, 1-2) Ce choix donne à penser que cet Apôtre était alors en vue dans l'Église de Jérusalem. Une tradition rapporte que son garde, impressionné par son attitude devant le tribunal, s'affirma chrétien lui aussi et fut condamné également à mort. Sur le chemin qui les menait au supplice il demanda à Jacques de lui pardonner. Celui-ci l'embrassa en lui disant : La paix soit avec toi.
L'histoire de Jacques le Majeur devait se poursuivre. Son corps, porté plus tard en Espagne, a donné naissance au célèbre pèlerinage de saint Jacques de Compostelle. Commencé au 10e siècle, il attira très vite des foules venues de partout. Un peu plus tard, ce pèlerinage connut une remarquable organisation, grâce, notamment, aux grands Abbés de Cluny. Saint Jacques est patron de l'Espagne.

Marcel Driot, Le Saint du Jour, Médiaspaul.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  26 août - Saint Tarcisius
l'ami de Jésus-Hostie


- Tarcisius, veux-tu bien m'aider et porter la communion chez Claudius ? Il est très malade et se désole de ne pouvoir venir à nos célébrations.
- Bien sûr, père Petrus. C'est une telle joie pour moi !
- Tu suivras bien le cérémonial ?
- Je le connais par cœur !
- Parfait ! Je sais que je peux te faire confiance. Tu es un bon petit diacre !
Tarcisius serre sur son cœur Jésus-Hostie, dans un petit sac brodé d'un poisson, IKHTHUS, le signe des chrétiens. Il marche d'un pas rapide le long de la voie Appienne, lorsque tout à coup, une bande de voyous surgit. Le chef remarque l'empressement de Tarcisius et ses mains refermées sur quelque chose...
- Eh, minus, tu caches quoi dans tes mains, un trésor ? Montre-le-nous !
Tarcisius accélère, mais en vain. Le chef et sa bande encerclent l'enfant. On le frappe, on le fait tomber. On tente de lui ouvrir les mains, mais il résiste. La fureur gagne ses adversaires. L'un d'eux repère un tas de cailloux...
Tarcisius est lapidé ; il meurt en ayant eu le courage de protéger, serré contre lui, son précieux trésor.
Vint à passer un soldat chrétien. Quand il découvre ce petit corps ensanglanté, les mains de Tarcisius s'ouvrent. Avec émotion, le soldat emporte l'enfant-martyr et le corps du Christ dans les catacombes où Tarcisius sera enseveli.
Nous sommes au 3e siècle à Rome. L'empereur romain ne tolère pas l'extension du christianisme. De nombreux martyrs offrent leur vie par fidélité au Christ et à la foi transmise par les apôtres. Tarcisius n'avait pas 10 ans. Chrétien fervent, il participait activement au service de la messe, célébrée la plupart du temps dans des galeries souterraines nommées catacombes. Il est le saint patron des enfants de chœur.

« Chemins d'Éternité », n°256.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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  Des appréciations

Revue si agréable et porteuse d'espérance dans ce monde si fragile. 46 - Revue très belle et intéressante par tous ses articles, prières, etc. 34 - Si jolie revue. 42 - Je reçois toujours avec tellement de joie votre petite revue dont chaque page est un rayon de lumière, de sagesse, de force sur notre chemin de vie en compagnie des Anges gardiens et des Archanges. 31 - Revue qui m'apporte soutien et espérance dans les moments de doute et difficultés de la vie. 45 - Je lis votre revue avec tant de bonheur. Chaque page apporte le bienfait et le don de son auteur et de son Ange gardien « dans la lumière de Dieu ». 31 - Belles prières, bons conseils, belles rubriques qui font notre revue de «l'Ange gardien », sans oublier « le livre des heures », les tweets de notre pape François et un peu tout ce qui se passe dans le monde. 69 - Merci pour votre revue toujours priante et très agréable à lire et bien informée sur beaucoup d'événements. 11 - La revue, je l'attends toujours avec impatience. Merci pour votre œuvre. 58 - Merci de me réabonner à cette excellente petite revue, petite en taille (au demeurant très pratique pour l'emporter) mais riche en ensei¬gnement spirituel. 35.

Votre revue est petite par ses dimensions mais grande par le contenu et le bien qu'elle nous fait. 56 - J'apprécie beaucoup votre revue si riche d'enseignements dont notre monde actuel a besoin. 64 - Merci pour votre belle revue revitalisante. 17 - La revue me fait beaucoup de bien surtout dans les moments très sombres, mais ils sont nécessaires à la reconstruction. Ne désespérons pas : les Anges nous soutiennent, Marie prie avec nous et le Seigneur nous donne sa grâce. 59 - Merci pour la revue si bénéfique et bienveillante qui nourrit la ferveur. Suisse - Votre bienfaisante revue que j'aime tant, que j'ai une grande joie de trouver dans ma boîte aux lettres tous les deux mois, qui me suit partout où je vais avec l'agréable sentiment d'appartenir à votre grande famille plurielle et unie dans le merveilleux sourire de l'Ange de Reims et dont je vous remercie profondément. 66 - C'est une revue dont j'apprécie la lecture et je souhaite que son édition dure longtemps, longtemps... 65 - Revue qui est très intéressante spirituel-lement. 56.

Je tiens, avec mon réabonnement, à vous remercier pour la qualité de « l'Ange gardien ». J'ai transmis par internet la belle prière du début d'année et une autre prière durant la Guerre 1914-1918. Je transmets à un groupe de prière les numéros que vous m'envoyez. (Bien sûr, il vaudrait mieux qu'ils s'abonnent !...) Un religieux. 69 - Magnifique revue qui est un rayon de soleil. 12 - Je vis seule et votre revue m'est d'un grand soutien dans ma vie. Merci pour tout l'enseignement qui s'y trouve. 27 - Merci pour votre revue petite par le format mais immense par le contenu spirituel. Marseille 8e - « L'Ange gardien » nous permet de suivre l'année liturgique, spécialement les fêtes importantes. Les poèmes de Marie Noël sont très appréciés par la maisonnée. 78 - Merci pour tout le bonheur que vous m'apportez dès que je reçois le petit livret rempli de grandes choses qui embellissent les âmes éprises de beau et de vrai. 06 - Merci pour votre revue que les abonnés apprécient quand elle arrive. C'est une bouffée du Ciel qui entre dans nos maisons... 30.

Cette revue est très belle. C'est une joie de découvrir tous ces articles intéressants. 12 - Votre revue est très très bien. 71 - Merci pour votre belle revue si plaisante à lire, enrichissante et variée. 62 - Merci de nous apporter dans nos foyers les dernières nouvelles de nos Anges. Ils sont d'un très grand réconfort dans cette si dure actualité. 31 - Je ne veux pas manquer un seul numéro de cette revue si bien faite, concrète, précieuse, familiale, qui exprime si bien l'Amour divin. Oh oui, elle me soutient, m'encourage, me donne endurance et persévérance ! 972 - Merci pour cette revue, un réconfort dans ma pauvre vie de chrétien. 974 - J'espère que votre revue pourra continuer, car elle apporte beaucoup de bonheur et aide à bien prier. 20 - Bon chemin à « l'Ange gardien », si précieux au quotidien. 49 - C'est toujours avec bonheur que je lis votre revue. 25.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2016.


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