Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2015

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2015 : n°4 - juillet-août

  Bon ange (1)

Il y aurait tant à dire sur ce temps de l'enfance dont on se détache avec peine et qui reste si longtemps la sève de nos vies ! Ma mère disait (...) : « Prends garde ! Ton bon ange te voit ! » Et cet avertissement me remplissait de trouble et de soupçon.
Rien de plus offensant que de savoir posé sur soi le regard d'un maître ; mais que dire d'un être invisible, d'un personnage fondu, dont l'œil acerbe ne vous lâche pas au long du jour et la nuit même, auquel on ne peut rien cacher et que rien ne peut apaiser s'il surprend une faute ? Qui n'a point de bouche pour sourire ni de lèvres pour excuser...
L'enfant que j'étais ne tirait amendement des paroles maternelles que pour un temps très bref. L'opinion que j'en extrayais, ô mon Ange, était que vous ressembliez à un nuage plein de foudres suspendu sur ma tête. Et comment fais-je pour aimer encore un visage à grimaces de croque¬mitaine ? Car vous rejoigniez, dans mon imagination, les monstres ballochants de mon théâtre d'ombres, celui que je me donnais dans les ténèbres de mon avant-sommeil. Vous étiez le gendarme et le garde champêtre, le donneur de bastonnade, le personnage ingrat et nécessaire auquel on ne confie pas ses secrets parce qu'il apparaît dans les éclairs de la faute et du châtiment. Heureusement, les fantômes n'ont, dans les royaumes de l'Enfance, qu'une existence éphémère. Et il en allait ainsi de vous, mon Ange, sauf votre respect.
Cependant vous demeuriez le « bon » ange. Une bonté qui vous appartenait à la façon dont la colombe fut à Noé. La Bible rapporte que le patriarche fit envoler l'oiseau une première fois et que celui-ci revint à l'arche, n'ayant pas trouvé où se percher. Votre bonté non plus ne se branchait pas sur mon âme et elle vous retournait. Vous étiez le bon ange, comme on disait le bonhomme du gardien qui passait dans le jardin d'été une brindille aux doigts, prêt à chasser les fouleurs de parterres. Je vous soupçonnais d'être embusqué sur ma route, prompt à saisir mon moindre geste pour le décortiquer : est-il bon, est-il mauvais ?... et le porter au Maître suprême. Un peu comme ces régents de collège qui se postaient dans les encoignures pour surprendre et punir... (à suivre)

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2015.


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  Les anges se manifestent

Il m'est arrivé, plusieurs fois, d'entendre des personnes que je visite, me parler de leur confiance en leur Ange gardien. Me revient alors en mémoire un fait que j'ai vécu. J'en apporte d'autant plus volontiers le témoignage que je n'ai été à cette occasion qu'un modeste instrument de la Providence.
Voici le fait. Traversant un jour vers midi la place de la gare de Clermont-Ferrand, j'aperçois, à la sortie des voyageurs, un prêtre en soutane semblant attendre...
Je m'approche, et le dialogue s'engage :
Excusez-moi, Monseigneur, vous semblez attendre quelqu'un ?
- Pourquoi m'appelez-vous ainsi ? Vous me connaissez donc !
- Mais oui ! Vous êtes Monseigneur Boillon, évêque de Verdun. Auparavant, vous étiez curé de Dole, dans le Jura, où mes parents étaient retirés, faubourg de Paris. Vous êtes venu apporter le sacrement des malades et assister ma mère à ses derniers instants.
- C'est fort possible. Je crois même en avoir gardé le souvenir.
- Que puis-je faire, Monseigneur; pour vous rendre service ?
- Eh bien voilà : je reviens de Rome, d'une session du Concile, et je dois, cet après-midi, rencontrer un notaire pour régler une affaire de famille. Mais, auparavant, et il est bientôt midi, je voudrais célébrer ma messe et, si possible, avoir un repas.

Inspiré..., je le conduis à l'institution Monanges, située non loin de la gare (...). Accueil très chaleureux des sœurs de Monanges, (...) qui immédiatement préparent messe et repas.
Chemin faisant, en bavardant, Monseigneur Boillon me dit :
« Voyez-vous, mon jeune ami, en voyage j'ai beaucoup prié mon Ange gardien pour que, à mon arrivée à Clermont, il m'envoie quelqu'un qui me reconnaisse ! »
Seul commentaire : l'opinion du cardinal Journet, le grand théologien suisse :
« Les anges se manifestent, oui, mais seulement à ceux qui y croient ».

E. Claudet, Un fait vécu 09.03.1995, en la fête de sainte Françoise Romaine, qui, toute sa vie, fut visiblement assistée par son Ange gardien.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2015.


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  Voir avec d'autres yeux

Je te souhaite de pouvoir rencontrer tout au long de ta vie l'ange de la douceur. Peut-être connais-tu déjà de ces êtres doux qui te font du bien. Recherche leur proximité, parle avec eux, demande-leur comment ils sont devenus ainsi. Tu apprendras d'eux leur regard de douceur qui plongera ta vie dans la suave lumière de l'automne, qui offrira à tout ce qui est en toi, y compris à tes échecs, une dignité et une beauté propres. Et lorsque tu seras ainsi allé à l'école de la douceur, peut-être pourras-tu devenir toi-même un ange pour ceux qui sont en colère contre eux-mêmes, se condamnent et désespèrent d'eux-mêmes et de leurs défauts.

- bon envers tous -

Je te souhaite l'ange du courage pour que tu puisses vraiment réussir ta vie, que tu ne baisses pas les bras si des vents contraires se lèvent. Qu'il t'aide à ne pas prendre la fuite si un malheur te frappe, qu'il te donne du courage pour tous les conflits qu'il te faut affronter au quotidien, pour que tu te libères de l'obsession de te faire aimer coûte que coûte par tous et partout.
Puisse l'ange du courage cheminer à ton côté si tu cours le danger de renier le meilleur de toi-même face à l'opinion des autres, si tu es près de jeter l'éponge pour éviter le conflit.
Si l'ange du courage est auprès de toi, les solutions se présenteront alors, qui finiront par s'avérer bonnes pour tous.

- laisse-toi enthousiasmer -

Je te souhaite l'ange de l'enthousiasme. Puisse-t-il te rendre capable de te laisser émouvoir par ce que tu rencontres, ce que tu vis, ce que tu es. Et je te souhaite de pouvoir aussi enthousiasmer les autres, de pouvoir les entraîner dans une idée, un projet, de pouvoir les animer, les emplir de ferveur.
L'ange de l'enthousiasme te communiquera la joie de vivre et te transformera toi-même en un ange de l’enthousiasme, source d'inspiration pour ceux que tu rencontreras.

Anselm Grün, o. s. b., Le petit livre des anges, Salvator, 2010.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2015.


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  Dans la liturgie (5)

Dans la liturgie, nous prions avec les anges, mais nous sommes aussi invités à prier notre ange gardien. « Frère jumeau de notre âme », disait Padre Pio, l'Ange gardien est une grâce accordée à l'homme dès sa conception.
« Tu es mon gardien.
Puisque je t'ai été confié, (...)
Illumine-moi,
Garde-moi,
Gouverne-moi !
Amen ! » priait ainsi, chaque jour, saint Jean XXIII.
C'est dans les Psaumes que nous retrouvons le plus grand nombre de références aux anges gardiens. Partout, ils battent des ailes et le psalmiste s'y réfère... et souligne leur rôle de protection ou de louange. Protection rapprochée, personnelle, qui confirme l'existence de cet ange, si malmené parfois. Dans le Psaume 90 :
« Il donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins.
De leurs mains ils te porteront pour que ton pied ne heurte les pierres ;
Tu marcheras sur la vipère et le scorpion,
Tu écraseras le lion et le dragon. »

Si cette notion de protection au quotidien d'un ange veillant sur chaque instant de notre vie était présente dans les premiers textes de l'Église, elle s'estompa ensuite. La croyance en l'ange gardien, si elle a mis du temps à s'affirmer et est restée longtemps diffuse, repose toutefois non sur l'imagination, mais sur les textes mêmes de l'Ancien Testament : dans le Livre de Tobie, l'ange Raphaël le guide et le protège au cours de son voyage ; les Psaumes également nous assurent de toutes les protections que Dieu nous a données « pour nous garder en chemin ».
En effet, jusqu'au 17e siècle, si on croyait à l'intervention de nos anges, c'était surtout à des interventions ponctuelles, lors de moments importants ou solennels. Le retour des anges étroitement mêlés à notre vie est donc une notion relativement moderne.

Nicole Timbal, Les Anges, messagers de lumière, Éditions des Béatitudes.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2015.


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  L'apôtre des Apôtres : 22 juillet – Sainte Marie-Madeleine

Qui est Marie Madeleine ? L'Évangile ne la nomme que quatre fois.
- Les Douze étaient avec Jésus et aussi des femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies : Marie dite de Magdala dont étaient sortis sept démons, Jeanne, Suzanne et beaucoup d'autres. (Lc 8, 1-3).
En ce texte saint Luc ne précise pas s'il s'agit pour Marie Madeleine de maladie ou de possession. Faut-il interpréter le chiffre biblique sept, symbole de plénitude, pour signifier qu'elle était habitée par tous les diables ou qu'elle possédait tous les vices ? Rien ne prouve qu'elle a été une pécheresse. Elle aurait été une miraculée. À la manière des Apôtres, elle a suivi Jésus et elle l'a servi avec amour jusqu'à être favorisée de ses divines prédilections.
Nous lisons en saint Jean : « Près de la croix de Jésus se tenait Marie de Magdala ». (Jn 19, 25).
Elle est encore présente à la descente de croix : « Il y avait là plusieurs femmes et parmi elles Marie de Magdala. » (Mt 27, 55-56).
- Enfin saint Jean a noté sa présence au tombeau à la première heure du jour de Pâques : « Alors qu'il faisait encore sombre, Marie de Magdala se rend au tombeau et voit que la pierre a été enlevée. » (Jn 20, 1). (...)
Attardons-nous sur la scène du jardin qui nous révèle en Marie Madeleine une âme contemplative. (Jn 20, 11-18). Encore si profondément marquée par la douleur ressentie à la mort de Celui qu'elle aimait par¬-dessus tout, les yeux voilés de larmes, elle s'en prend à ce jardinier qui lui aurait dérobé - comme s'il n'appartenait qu'à elle seule - son plus cher trésor. Un mot de Jésus va suffire : « Marie ». Elle aussi n'a qu'un mot : « Maître ». C'est une explosion d'amour et de respectueuse dépendance. Elle se prosterne et lui saisit fortement les pieds, à la manière de l'épouse du Cantique des Cantiques : « Je cherche Celui que j'aime... je le rencontre, je le saisis et ne le lâcherai pas. » (Ct 3). (...)
En ce jour de Pâques, Jésus lui confie une mission : celle d'annoncer la Résurrection aux disciples. Et cela lui vaut bien le titre que d'aucuns lui ont décerné : l'apôtre des Apôtres.

F. Gabriel Émonnet, é. c., Bulletin de Saint François de Sales, juillet-août-septembre 1987.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2015.


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  Prière pour l'Assomption : 15 août - Assomption de la Vierge Marie

Salut, Fille des hommes,
notre soeur en humanité.
Salut, Mère de Jésus-Christ
qui enfanta le Dieu fait homme.
Le Seigneur t'a comblée de sa tendresse.
Il t'a conçue sans péché,
Il a fait de toi la Mère de son Fils,
la Mère de son Église,
et la Reine de ses Anges.
Allant jusqu'au bout
de sa gracieuse prévenance,
Il a épargné à ton corps
qui porta l'Enfant-Dieu
le néant de la corruption.
Il t'a fait passer du sommeil de la terre
à la béatitude du Ciel.
Salut, ô femme nimbée de lumière
et couronnée d'étoiles.
Tu as le soleil pour manteau
et la lune sous tes pieds.
Tu as vaincu les puissances du mal.
Tu as enfanté le Christ vainqueur de la mort
et tu as été élevée dans la gloire
auprès de ton Fils ressuscité.
Prie pour nous, Mère des hommes,
attire-nous sur le chemin de la vie
afin que nous marchions avec allégresse
vers notre résurrection.

Philippe Warnier, Prières à la Vierge pour toute l'année, prier/DDB.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2015.


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  Le couronnement de Marie 22 août - La Vierge Marie, Reine

« Heureux les doux, car ils posséderont la terre » (Mt 5, 4). Rien ne vaut cette sagesse des Béatitudes, pour ouvrir notre intelligence et notre cœur au mystère du Couronnement au Ciel de celle qui a chanté : « Désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Lc 1, 47). Par deux fois, le cantique du Salve Regina évoque Marie comme celle qui est « notre douceur » : « notre vie, notre douceur (...), ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie ». Être Reine des cœurs, ne serait-ce pas pour elle posséder la terre ? Heureuse est Marie, Notre Douceur, Notre Dame, car, selon le mot cher à saint Irénée, elle est elle-même la Nouvelle Terre, à partir de laquelle fut modelé le Nouvel Adam. Le réalisme de l'Incarnation fonde celui de tous les mystères de Jésus et de Marie, et donc de tous les mystères du Rosaire. Comment le Christ, Nouvel Adam, aurait-il pu avoir moins de respect et d'amour pour sa Mère que le roi Assuérus pour Esther et Salomon pour Bethsabée ? (cf. Est 5.6-7 et 1 R 2, 19). Qui oserait le dire et même le penser ? demandait très justement saint Louis-Marie de Montfort (cf. Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge, n° 76). C'est pourquoi le Concile Vatican II a rappelé que Marie fut « exaltée par le Seigneur comme la Reine de l'Univers pour être ainsi plus entièrement conforme à son Fils, Seigneur des Seigneurs » (Lumen Gentium, n° 59). Elle est Reine en tant que Mère du Christ Roi, et en considération de ses vertus incomparables. Qui connaît l'Évangile ne saurait s'offusquer que celle qui fut la plus pauvre et la plus obéissante des créatures soit invoquée comme Reine, tant par la liturgie que par la piété des fidèles. La petite Thérèse de Lisieux ne refusait pas à Marie ce noble titre de Reine, pourvu que l'état de liberté royale de la Mère du Seigneur, pour unique qu'il soit, soit montré imitable. Oui, il importe de dire, avec Charles Péguy, que Marie est « infiniment reine, parce qu'infiniment servante », ou avec Édith Stein, sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, qu' « en tant que Reine, elle manifeste la force victorieuse de l'amour serviteur ». Oui, les disciples de Jésus des derniers comme des premiers temps reconnaîtront, à l'instar de saint Jean-Paul II, à quel point Marie nous apprend que servir son Fils, c'est régner (cf. Redemptoris Mater, n° 41) ...

P. Étienne Richer, c. b., « feu et lumière », n° 298.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", juillet-août 2015.

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