Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2016

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2016 : n°3 - mai-juin

  Il y a cent ans...

en mai 1916

Prière à Marie

Quand le ciel se rougit aux doux feux de l'aurore,
Ô Vierge de mon cœur, aussitôt je t'implore,
Et ce vœu plein d'amour s'élève jusqu'à Toi :
       Bénis-moi, bénis-moi !

Dans les tourments du jour lorsque l'ennemi me presse,
Au fort de mes travaux, rappelant ta tendresse,
Mes yeux mouillés de pleurs se dirigent vers Toi :
       Aide-moi, aide-moi !

Si, voyageur, je suis en route incertaine,
Si la nuit me surprend dans ma course lointaine,
Mon âme en ses terreurs se recommande à Toi :
       Guide-moi, guide-moi !

Dans cette vie, hélas ! que d'écueils, que d'orages !
Heureux qui dans le port arrive sans naufrages !
Astre du nautonier, je n'ai d'espoir qu'en Toi :
       Sauve-moi, sauve-moi !

La blanche fleur des champs, un beau ciel sans nuage,
Tout me parle de Toi, tout m'offre ton image ;
La nuit comme le jour, partout je pense à Toi :
       Pense à moi, pense à moi !

Oui, d'un pauvre exilé, sois la fidèle amie :
À t'aimer, Te bénir, je consacre ma vie.
Reine du chaste amour, tout mon cœur est à Toi :
       Aime-moi, aime-moi.

H. Moreau

en juin 1916

Confiance

Lorsqu'un petit enfant, sur le sein maternel,
Paisible et souriant, pose sa tête blonde,
Il s'endort, bienheureux comme un ange est au ciel,
Et ne prend nul souci de ce terrestre monde.

De même qu'un enfant, je voudrais m'endormir
En vous seul, ô Jésus ! mettant mon espérance ;
Plus douce qu'une mère est votre providence ;
Elle est toute puissante et ne peut pas mourir.

Si notre œil est fixé sur l'immobile étoile,
Qu'importe la tempête et le flot qui mugit ?
Au souffle des autans, abandonnons la voile,
Tout vent nous mène au port quand c'est Dieu qui conduit.

Julie Lavergne


Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  « Pardonne, ils ne savent pas »

Pour moi, Jésus Christ est un cadeau. Un cadeau de Big Boss ! Il me faudra une vie entière pour le découvrir. Je l'ai rencontré sans faire exprès. C'est en relisant ma vie que j'ai compris qu'il avait accompagné mon histoire en mettant sur mon chemin les bonnes personnes qui ont caressé mon cœur chiffonné. Grâce à ceux qui disaient du mal de lui, j'ai recherché qui était Jésus. Un homme simple. J'ai découvert sa vie simple, anonyme, au milieu des hommes. Il allait à la rencontre des autres, guérissant les jours où il ne fallait pas guérir, entrant dans les maisons où il ne fallait pas entrer. Il ne jugeait pas les pécheurs mais il disait à ceux qui les jugeaient : « Que celui qui n'a jamais péché leur jette la première pierre. » Un étranger : Jésus a été obligé de fuir. Il est l'expatrié, l'étranger, celui qui n'était pas prophète en son pays... Et ça me touche ! Le saint des saints. Comme on aime à toucher les reliques des saints, la femme de l'Évangile a touché la frange du manteau de Jésus et elle a été guérie. Les apôtres voulaient l'en empêcher mais Jésus a senti qu'une puissance était sortie de lui : une puissance qui guérit ! La puissance d'un saint : « Ma fille, ta foi t'a sauvée ! Va en paix. » La profession de foi de cette femme envers Jésus vaut celle de Pierre ; dans ce geste de toucher la frange de son manteau, elle l'a reconnu et lui a dit : « Tu es le Saint des saints. » Un être délicat. Il a fallu des années pour que je réalise que Jésus était dans ma vie. Il n'a pas attendu que je fasse connaissance avec lui pour être délicat avec moi. Car Jésus ne nous rend pas redevables ! Il accepte que l'on ait un rythme très lent de digestion. Il s'adapte à notre rythme. Dieu n'est pas un gourou ! Lorsque Jésus Christ donne, il laisse à la personne l'entière liberté par rapport au don qu'elle reçoit de lui. Il ne cherche pas, comme le ferait un gourou, à rendre redevable, à attacher. Il donne gratuitement, délicatement. Il ne met jamais à l'épreuve. (...) Il n'a jamais rien demandé à son Père pour lui-même. Et la première fois qu'il demande quelque chose à son Père, avec autorité, c'est : « Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu'ils font. » (Lc 23, 34)...

Tim Guénard, in Stan Rougier, "Pour vous, qui suis-je ?", Mame, 2013.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  La Vierge pure et humble

C'est (...) à Nazareth que l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu. À qui ? À une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph. Quelle est donc cette jeune fille si vénérable qu'un ange la salue, et si humble qu'elle soit fiancée à un ouvrier ? Ô splendide mélange de virginité et d'humilité ! Combien elle doit plaire à Dieu, cette âme en qui l'humilité rehausse la virginité et dont la virginité sert de parure à l'humilité ! Mais alors, te figures-tu l'immense respect que mérite celle dont la fécondité exalte l'humilité et dont un enfantement consacre la virginité ? Tu entends : elle est humble ; si tu ne peux imiter la virginité de l'humble, imite l'humilité de la Vierge. Honorable vertu que la virginité, mais plus nécessaire est l'humilité ; celle-là est de conseil, celle-ci, de précepte ; à la première on t'invite, à la seconde on t'oblige. De la virginité il est dit : Comprenne qui pourra (Mt 19, 12) ; de l'humilité : Qui ne devient comme ce tout petit n'entrera pas au royaume des cieux (Mt 18, 3). En conséquence, celle-là est un mérite, celle-ci une exigence.
Bref, sans la virginité tu peux faire ton salut ; sans l'humilité, point. Une humilité qui pleure la virginité perdue peut plaire à Dieu, il est vrai ; mais sans l'humilité, j'ose l'affirmer, même la virginité de Marie n'aurait pu plaire à Dieu. Sur qui reposera mon esprit, dit Dieu, sinon sur l'humble et celui qui aime la paix ? (Is 66, 2). Sur l'humble, a-t-il dit, et non sur celui qui est vierge ; si donc Marie n'eût été humble, l'Esprit Saint n'aurait pas reposé sur elle. Et s'il ne s'était pas reposé sur elle, il ne l'aurait pas rendue féconde. Comment, en effet, Marie aurait-elle conçu sans sa présence ? Voilà donc qui est clair : pour qu'elle conçût de l'Esprit Saint, elle-même l'atteste : Dieu regarda l'humilité de sa servante (Lc 1, 48) plutôt que sa virginité ; et si elle plu par sa virginité, c'est pourtant par son humilité qu'elle conçût. D'où il résulte avec évidence que si sa virginité, elle aussi, put plaire à Dieu, c'est sans aucun doute à l'humilité qu'elle le doit.

Saint Bernard de Clairvaux, 1ère homélie « super missus », Écrits sur la Vierge Marie, Médiaspaul.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  Hiérarchies (1)

Vint l'âge où l'on m'apprit les hiérarchies célestes. Ce fut un beau jour. Des noms merveilleux me montaient à la tête dans des odeurs d'encens. J'étais enthousiasmé et inquiet à la fois. Sur cette échelle de Jacob, où se tenait mon ange personnel ? Vous rangiez-vous parmi les Trônes, les Dominations, les Puissances, les Séraphins, les Chérubins, les Vertus, les Principautés, les Archanges ? Ou bien, vous perdiez-vous dans cette voie lactée d'angelots qui, je le croyais, donnait à l'empyrée sa brillance ?
On m'avait parlé de Dante et de sa Divine Comédie. Je voyais intérieurement ces légions d'esprits concentriquement ordonnées au point éblouissant, en neuf ciels de gloire. C'était à elles assurément que Jésus avait menacé de faire appel durant sa Passion. Déjà n'avaient-elles pas fait merveille autour de sa personne à la fin du jeûne dans le désert ? Mais vous, là-dedans ?...
Vous existiez bien avant moi, la chose était sûre. Dieu vous avait prédestiné à ma conduite. Eh bien, que faisiez-vous durant ce loisir incalculable qui précéda ma naissance ? Voilà un sujet de profondes méditations, si j'en eusse été capable. Comment aviez-vous été choisi, vous pour moi, moi pour vous ? Etait-ce pour le fait d'une prédisposition ordonnée à la grande idée de Dieu sur le monde ou bien par tirage au sort ? A quel « moment » d'éternité ? Parmi quels choristes : les acolytes ou les thuriféraires ?
Ainsi en venais-je à deviner, toute modestie mise à part, que, pour conduire dans l'existence un personnage aussi menu que moi, vous aviez été pris au hasard dans ces myriades anonymes qui, parmi les chœurs célestes, tiennent les parties à bouche close. Vous étiez de ces serviteurs sans fonctions et d'autant plus empressés, dont on ne se soucie qu'au moment de les employer, parce qu'on les sait éternellement et admirativement disponibles. D'évidence, vous n'aviez pas reçu de charge. On vous avait oublié. Vous attendiez là, perdu parmi les anges sans nom, abîmé dans le sentiment de votre dépendance et béant d'extase. Sans savoir peut-être que vous étiez « préordiné » à servir de mentor à un être encore dans le néant, dont l'existence serait infiniment plus précaire que la vôtre, falote, méprisable et sans cesse sur le point de s'évanouir.

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  L'ange de la jouissance

Ne peut profiter des choses que celui qui est aussi capable de renoncer. Contre une diabolisation du plaisir, saint Augustin a développé une théologie spécifique de la jouissance. Selon lui, le but d'une vie spirituelle est la fruitio Dei - autrement dit prendre plaisir à Dieu. Il fait une distinction entre les verbes fruor (jouir de, prendre plaisir à) et utor (utiliser). Le premier s'applique surtout aux personnes, le second aux choses. Je peux jouir d'un bon mets, de la beauté d'un tableau ou d'une musique. Je suis alors totalement - toujours selon Augustin - en communion avec le mets, le tableau, la musique. Mais si je ne mange que pour satisfaire un besoin, je ne profite en vérité de rien, je me contente de combler mon vide intérieur. Si je jouis de l'amour d'un être, je ne l'utilise pas pour satisfaire un besoin de proximité, mais je m'ouvre totalement à lui et à son amour.
L'ange de la jouissance aimerait nous enseigner cet art qui consiste à percevoir le goût de la vie dans toute sa plénitude. Jouir fait partie de la spiritualité. C'est ce que nous apprend la théologie mystique qui se réfère à saint Augustin. Jouir de Dieu dans la vie éternelle est le but de notre vie. Si j'apprécie la vie ici-bas, la conversation avec un ami, un bon repas, un vin mature, un concert émouvant, une promenade dans un beau paysage, je perçois la trace de Dieu dans cette jouissance. Le plaisir va toujours de pair avec la beauté et la beauté est la trace enfouie par Dieu dans notre monde. Dans la joie que m'inspire la beauté, le plaisir, je découvre toujours quelque chose de la saveur particulière de Dieu. La théologie mystique au Moyen Âge - une mystique de femmes surtout - ¬parlait de la dulcedo Dei, c'est-à-dire de la douce saveur de Dieu.
Je souhaite que l'ange de la jouissance te permette de sentir la beauté de la vie, qu'il t'enseigne l'art du plaisir, de cette jouissance qui n'est synonyme ni d'utiliser ni d'instrumentaliser, mais t'invite à te réjouir intérieurement de ce que Dieu t'offre avec la beauté du monde.

Anselm Grün, o. s. b., Le petit livre des anges, Salvator, 2010.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  Les anges

Vous dites qu'ils n'existent pas.
N'avez-vous jamais vu
à la déchirure de la nuit
frémir les ailes entr’ouvertes de l'aube ?

N'avez-vous jamais entendu les confidences
du silence le soir à la fin de l'été,
lorsque bêtes et gens regagnent leurs demeures
et lorsque les rainettes,
seule présence dans la campagne muette,
poursuivent leur dialogue d'amour
dans les joncs de l'étang ?

Lorsque se déplie la nuit
lentement, religieusement
telle une procession d'ombres
sous les arceaux du cloître,
n'avez-vous jamais compris
que monte la chanson de l'absence du monde ?

Invisibles présences
cantiques inaudibles
les anges passent, les anges glissent,
mais je les vois, je les entends,
eux qui sont les rêves de Dieu
dans le sommeil de la terre et de l'homme,
les anges qui ferment ses yeux
sur tant d'échecs et de laideurs
et qui dans l'au-delà des mondes
réinventent sa création.

Jean Vuaillat, Mémoires du Sablier.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  5 mai 2016 - Ascension du Seigneur

Le Ciel chrétien (...), c'est (...) le rassemblement de l'humanité sauvée dans le Christ, le rétablissement de toutes nos relations humaines dans un monde nouveau, un univers renouvelé que Jésus a plusieurs fois comparé à un banquet de noces (cf. Mt 22, 1-4 ; 25 ; 1-13 ; Ap 21, 2 ; 22, 17). L'Ascension est donc, avec Pâques, la grande fête de la joie et de l'espérance chrétienne.
Avec l'Ascension, le temps de la présence visible du Christ au milieu des siens a désormais pris fin, et c'est d'une autre manière que le Fils de Dieu va maintenant se manifester au monde. Départ de Jésus de Nazareth, l'Ascension inaugure, en effet, le temps de l'Église et de la mission : « Ainsi est-il écrit que le Christ souffrirait et ressusciterait d'entre les morts le troisième jour, et qu'en son nom le repentir en vue de la rémission des péchés serait proclamé à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. De cela vous êtes mes témoins. Et voici que moi, je vais envoyer sur vous ce que mon Père a promis. Vous donc, demeurez dans la ville jusqu'à ce que vous soyez revêtus de la force d'en-haut » (Lc 24, 46-49). En attendant son retour à la fin des temps, Jésus fait donc de ses disciples ses témoins à Jérusalem, dans toute la Samarie et la Judée, et jusqu'aux extrémités de la terre. Mais il continuera à les assister dans cette lourde tâche en restant présent au milieu d'eux par son Esprit qui leur sera envoyé lors de la Pentecôte. Et c'est par ce même Esprit que Jésus-Christ est toujours présent à son Église qui continue la mission des Apôtres. C'est ce même Esprit qui est à l'œuvre dans les sacrements, signes par lesquels le Christ ressuscité a choisi de se rendre présent à nous.
Dernière manifestation terrestre du Seigneur Jésus, l'Ascension est donc plus un commencement qu'un départ. Préparation immédiate de la Pentecôte et de l'Église, elle nous rappelle aujourd'hui notre mission de chrétiens : permettre au message du Christ de faire son chemin dans le cœur des hommes afin de les rendre aptes à entrer un jour dans le royaume des Cieux. L'Ascension fait de nous les témoins actifs de la Bonne Nouvelle, les missionnaires du message d'espérance du Dieu fait homme.

Jean-Luc Muller, Église en fêtes, Pierre Téqui éditeur.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  12 mai - Saint Léopold Mandic

Faible et fragile, il l'est, ce onzième enfant des douze d'une famille croate, qui reçoit le nom de Bogdan (« don de Dieu ») au moment de son baptême, le 13 juin 1866, fête de saint Antoine de Padoue. Le jeune Bogdan entre chez les capucins de Bassano del Grappa (Vénétie) en 1884 et reçoit le nom de Léopold. Il se sent appelé à être missionnaire en Orient, à œuvrer à l'unité entre l'Église latine et les Églises orientales. Après un bref séjour en Dalmatie et à Thiene, il est en 1906 à Padoue où il va demeurer jusqu'à la fin de sa vie, le 30 juillet 1942.
Frère Léopold disait de lui-même avec une grande simplicité : « Je suis vraiment un homme de rien ; mieux, je suis ridicule. » Il était de petite taille (1,50 mètre) mais ce qui l'attristait par-dessus tout était une prononciation défectueuse. Il ne pouvait ni prêcher, ni lire, ni parler en public : il savait seulement confesser. (...) Et, de fait, il a voué toute sa vie à l'écoute et au pardon, demeurant jusqu'à quinze heures par jour dans cet espace mal éclairé et peu aéré qu'est le confessionnal. « Pour tous ceux qui le connurent, il ne fut pas autre chose qu'un pauvre religieux, petit et maladif (...) Sa grandeur est dans le don de soi, jour après jour, pendant cinquante-deux ans dans le silence, la discrétion, dans l'humilité (...). Son regard était fixé sur le crucifix placé sur le prie-Dieu du pénitent. Le crucifix était toujours son protagoniste... » (Saint Jean-Paul II).
Cet apôtre du sacrement de la réconciliation se confessait tous les soirs pour recevoir la pureté du cœur et manifestait une grande douceur et une grande miséricorde envers ceux qui venaient à lui. Le confessionnal qu'il utilisait resta miraculeusement intact au milieu des ruines, comme l'avait prédit le frère Léopold lui-même, en ayant la vision des souffrances qui allaient s'abattre sur l'Italie au cours de la deuxième guerre mondiale... Lorsqu'on le surprenait, épuisé mais toujours en prière à une heure tardive, il disait : « Je fais un peu pénitence pour ceux que j'ai confessés... »
Il meurt à 76 ans en 1942. Il est béatifié par le bienheureux Paul VI le 2 mai 1976 et canonisé par saint Jean-Paul II le 16 octobre 1983.

Sœur Marie-Aimée, c.n.a. , « Chemin d'Éternité », n°265.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  30 mai - Sainte Jeanne d'Arc

Brûlée vive à dix-neuf ans, le 30 mai 1431, sur la place du Marché de Rouen ! Elle qui s'était donné pour devise « Messire Dieu premier servi » a été condamnée à mort comme « menteresse, abuseresse du peuple, blasphémeresse de Dieu, idolâtre, cruelle, dissolue, invocateresse de diables, hérétique et schismatique ». Un tribunal de prélats et de théologiens, à la solde des Anglais, l'a livrée au « bras séculier » après l'avoir fait croupir un an dans les chaînes. Jeanne « la Pucelle » meurt sur le bûcher en prononçant plusieurs fois le nom de Jésus. Tout au long de son procès, ces hommes de robe et de soutane, qui lui en voulait de porter un habit d'homme, s'étaient acharnés à la prendre en défaut. Mais la petite paysanne de Domrémy - son village natal de la vallée de la Meuse, en Lorraine - s'était jouée de tous les pièges. Elle leur répondait avec cette sagesse promise par l'Esprit Saint aux humbles et aux petits, pour le jour - précisément - où ils seraient traînés devant les tribunaux (Mc 13, 11).
Lui demande-t-on si elle est en état de grâce (quelle que soit la réponse, elle se condamne : orgueilleuse si elle dit oui, pécheresse si elle dit non) : « Si je n'y suis pas, répond Jeanne, Dieu m'y mette ; et si j'y suis, Dieu m'y garde ! » De quoi clore le bec à tous ces méchants clercs qui se disent d'Église. Elle sait bien, elle, qu'il ne faut pas confondre ce tribunal ecclésiastique avec l'Église du Christ. Quand Pierre Cauchon, l'évêque de Beauvais qui préside, veut la surprendre en opposition à l'Eglise : « De Notre Seigneur et de l'Eglise, réplique-t-elle, m'est avis que c'est tout un ! Et l'on n'en doit point faire de difficultés. » (...)
La légende, certes, s'est emparée de sa figure. Mais pour tenter de comprendre une vocation si particulière, nous disposons des actes authentiques et des interrogatoires de son procès. Dans les réponses qu'elle donne à ses juges éclatent ces dons de l'Esprit que Dieu accorde à ceux qui mettent leur confiance en lui. Quand on demande à Jeanne si elle fonde son espoir dans son étendard ou son épée, elle répond qu' « il était fondé en Notre Seigneur et non ailleurs »...

Philippe Baud, Visages de France, témoins de sainteté, Éditions du Cerf.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.


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  Des appréciations

Depuis quelques mois, ma vie de foi s'est réveillée car je comprends de plus en plus que Dieu est Amour. Et la lecture de votre bulletin accompagne très heureusement ce réveil de ma foi. 72 - Merci pour votre revue spirituelle qui m'aide beaucoup. 85 - Votre revue si chère à mon âme, une aide si précieuse dans la prière pour les vivants et les morts et pour le soutien des actes ordinaires et spirituels. 31 - « Ma revue » toujours très intéressante à lire. 73 - Ce petit bulletin merveilleux, mon compagnon de chemin 69 - Je l'ai lu sur mon lit d'hôpital. J'avais le temps de mieux en faire la lecture et donc de mieux l'apprécier. Il fut souvent ma compagnie la nuit... 12 - Votre œuvre perdurera, les Anges y veilleront. 67 - Je n'oublie pas « ma » très belle revue et tout ce qu'elle m'apporte d'enrichissant et d'intéressant tout au long de l'année. 69 - Revue dont je ne pourrais pas me passer. 74 - J'apprécie tous ces messages. 971 - J'attends votre revue avec impatience. Elle m'aide à prier à toutes les intentions du monde. 39 - Toujours bien à point par sa présentation, ses articles de réflexion et les réponses de nos Anges gardiens aux prières des abonnés. Léandre DUGAL, c.s.v., Canada.

Revue toujours nourrissante. 83 - J'aime trop « l'Ange gardien » que je dévore puis je le mets à l'église. 69 - Merci pour la rédaction et le choix des rubriques. 31 - Continuez à faire publier votre revue parfois pleine d'humour. Elle nous donne des nouvelles du monde entier que l'on ne trouve pas ailleurs. 92 - Votre magnifique revue, cette douce nourriture spirituelle qui est le témoignage de la tendresse de Dieu à mon égard. Pologne - Merci pour les poèmes très beaux de nos anciens écrivains : un peu de culture « bio » ne fait pas de mal aux esprits pollués par la télé ! Paris 19e - Belle revue très bien écrite sur des documents à vivre. Continuez à faire des poèmes. 71 – Toujours ce bonheur de lire, relire tout le contenu de « l'Ange gardien » et en recevoir joie, force, consolation pour chaque jour. 49 - La revue m'apporte un grand réconfort spirituel. 44 - Continuez. Nous avons besoin de vous avec nos Anges gardiens. 90 -Mes compliments pour tout ce que nous apporte cette merveilleuse revue. 54 - Toujours heureuse de retrouver la revue : la boîte à lettres est parfois une « boîte magique » puisqu'elle apporte espérance et bonheur. 12.

La lecture de « l'Ange gardien » nous procure, à mon épouse et à moi, joie et ferveur. Merci pour le choix judicieux des textes. Marcel KONATE, a.s.v., Côte d'Ivoire - Un grand merci pour votre revue toujours aussi appréciée par ma famille et nos amis. Ce livret est toujours aussi agréable à lire et si ressourçant. Il nous apporte beaucoup de joie intérieure et de sérénité. Que Dieu, la Vierge Marie et les saints Anges vous gardent pour continuer à nous offrir ces saintes lectures. *** - Votre revue, une aide précieuse face aux soucis quotidiens à 79 ans et une santé fragile. 42 - J'ai bien lu l'alerte que vous lancez aux lecteurs à propos des abonnements. Moi qui suis une abonnée depuis plus de 6 ans, je suis à chaque fois ravie de lire tous les articles. Je découvre et j'apprends régulièrement sur la bonté, le dévouement de l'Ange gardien. Je vous souhaite bon courage dans votre persévérance et je suis persuadée que notre bonne Maman du Ciel vous aidera à obtenir d'autres abonnements. 974 - Revue où j'aime trouver les fêtes à venir, des exhortations du pape François, l'évocation de saints trop méconnus, la vie de l'Église, des Viateurs et du monde ! Je me permets d'utiliser l'une ou l'autre page pour animer une rencontre ou accompagner une lettre. Une religieuse, 12 - Revue qui est d'un « grand secours » pour moi et à la lecture des témoignages des autres personnes, je suis touchée de savoir que leurs Anges gardiens œuvrent à leur protection. 974.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", mai-juin 2016.

Et beaucoup, beaucoup d'autres articles et rubriques...!


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