Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2016

n°1-2016 - janvier-février     n°2-2016 - mars-avril     n°3-2016 - mai-juin
n°4-2016 - juillet-août     n°5-2016 - septembre-octobre     n°6-2016 - novembre-décembre

2016 : n°2 - mars-avril

  Le compagnon de route

C'est à l'âge de treize ans que j'ai vraiment lu et compris qui était Jésus-Christ. Le grand reste de ma vie passe à lui dire : « Je t'aime ».
Je découvrais un homme fabuleux. Peu à peu. C'était un enfant et un adolescent marqué pas ses parents, leur amour, leur humilité.
C'était un enfant, un adolescent aimé. Il ne pouvait qu'être amour puisqu'il avait baigné dans l'amour.
Il grandissait dans la paix.
Adulte, il manifeste sa puissance divine. C'est un psychologue hors pair. Il savait écouter avec une profondeur sans égale. Il entrait dans la personne, sans la forcer, pour la libérer. Son écoute était libérante. Quelques mots, quelques histoires et il provoquait chez toute personne le désir de changer parce que la personne s'était découverte à elle-même.
Il avait le don souverain de la miséricorde. Il pacifiait l'âme tout en l'appelant au pardon, au repentir.
Il changeait la vie de tous les êtres qui avaient, malgré leurs fautes, l'âme pure prête à changer. C'était un rebelle. Il ne pouvait supporter l'injustice, l'hypocrisie, les faux-semblants. Il les détectait, les dénonçait ouvertement. Ses mots alors pouvaient être terribles. Il les décochait avec une force redoutable.
Il est mort d'avoir dit en face le mal qu'il voyait. Ses ennemis pullulaient. Il avait des amis nombreux, même si des amis les plus proches l'ont trahi.
Jésus est une présence. Constante, journalière, et cela depuis deux mille ans. Il l'avait dit : « Je resterai avec vous. »
Par l'Eucharistie, il s'est tenu en nous et tout près de chacun de nous. (...) C'est le compagnon de notre route qui est là, surtout quand tout va mal. Il suffit de le croire. C'est cela la foi en lui. C'est un combat de tous les jours.
Il nous appelle sans cesse, chacun d'entre nous, à être son ami miséricordieux, rebelle, toujours indigné.
Relire sa vie chaque jour, s'en pénétrer et en vivre est la chance du chrétien.

Stan Rougier, "Pour vous, qui suis-je ?", Mame, 2013.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  A Marie

Nous ne demandons pas que la branche effeuillée
Se tourne jamais plus vers un jeune printemps,
Et que la lourde sève et que le jeune temps
Sauve une cime au moins dans la forêt noyée.

Nous ne demandons pas que le pli de la nappe
Soit effacé devant que revienne le maître,
Et que votre servante et qu'un malheureux être
Soient jamais libérés de cette lourde chape.

Nous ne demandons pas que cette auguste table
Soit jamais resservie, à moins que pour un Dieu,
Mais nous n'espérons pas que le grand connétable
Chauffe deux fois ses mains vers un si maigre feu.

Nous ne demandons pas qu'une âme fourvoyée
Soit jamais replacée au chemin du bonheur.
Ô Reine il nous suffit d'avoir gardé l'honneur
Et nous ne voulons pas qu'une âme apitoyée

Nous remette jamais au chemin de plaisance,
Et nous ne voulons pas qu'une amour soudoyée
Nous remette jamais au chemin d'allégeance,
Ô seul gouvernement d'une âme guerroyée,

Régente de la mer et de l'illustre port,
Nous ne demandons rien dans ces amendements,
Reine, que de garder sous vos commandements
Une fidélité plus forte que la mort.

Charles Péguy, Les Tapisseries, nrf/Gallimard.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  Bon Ange (5)

J'étais dans le cas de la femme de Barbe-Bleue, mon trousseau de clés au poing, avec défense d'ouvrir le cabinet aux surprises. Là se dérobaient mes rêves pendus. Ils m'avaient abandonné un à un, sans que je susse ce qu'ils étaient devenus ni comment les bourreaux s'en étaient saisis pour les supplicier. Vous étiez là, vous aussi, mon Ange, j'ai honte de le dire. Comment en aurait-il été autrement ? Mes instruments de mesure n'étaient pas faits pour vous.
Honnêtement, je dois reconnaître que la façon dont on me parlait de vous avait varié. Après avoir tenu le rôle d'un gendarme, vous étiez devenu un maître d'école, puis un socius, comme disent les moines. Toujours le même personnage, mais considéré sous des éclairages différents et pour moi embrouillés, déroutants. En sorte que vous n'étiez plus un miracle de la Toute-Puissance, mais une figure de l'Histoire, de la Théologie, cataloguée dans certains gros ouvrages rebutants (...).
Malgré toutes ces métamorphoses, vous aviez le mérite d'exister en moi. Je plains les enfants d'aujourd'hui auxquels on n'en conte plus dès qu'ils sont assurés sur leurs jambes. Comment leur faire croire aux miracles quand la télévision leur apporte à domicile toutes les merveilles de la nature (...) ? Les magiciens présentent à leur cerveau beaucoup plus de tours que celui-ci n'en peut contenir. Les clés sont inutiles puisque tous les coffrets sont ouverts. Le triomphe de cette époque ce sont les magasins où l'on trouve pêle-mêle et à prix unique tout ce que l'on désire.
Les Anges ? Tout juste bons à figurer au coin d'une crèche, une sébile entre les genoux, comme des mendiants, la tête bénissante à chaque pièce qui tombe. De mon temps, on mettait un Noir à cette place. Quelques progrès dans les relations raciales ont fait abandonner cette coutume. Un philosophe, à défaut d'un politicien ambitieux, se lèvera-t-il pour défendre la cause des esprits célestes dans les représentations qu'en donnent les hommes ?

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus, 1958.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  Raisons de croire aux anges

Chaque dimanche nous rappelons dans le Credo que Dieu est Créateur du monde visible et invisible. Les esprits qui composent ce monde invisible n'ont pas eu besoin du même processus que nous pour orienter leur liberté. A l'instant de leur création, les anges ont su les tenants et les aboutissants du choix qui se présentait à eux, de servir fidèlement leur Créateur et son plan ou de le rejeter. Le monde invisible est le premier témoin de la première brisure dans la création.
Une très ancienne tradition juive, répartie dans des textes qui n'ont pas été intégrés tels quels à l'Ancien Testament, trouve là de nombreuses traces de cet « événement ». Ceux-ci ont été repris par les Pères de l'Église. Cette tradition explique que la rébellion de Satan, lui qui est esprit et feu, s'enracine dans son refus de s'abaisser à servir l'homme, façonné de la poussière et pourtant image de Dieu. Le mal, symbolisé par le serpent de la Genèse et qui entraînera plus tard la chute d'Adam, avait marqué le monde angélique avant qu'il ne se répande dans le reste de la création par Adam.
Ce monde angélique n'est donc pas une option pour notre foi. Il est un préalable nécessaire d'abord parce qu'il rend compte du fait que l'acte créateur aurait pu se limiter à ce monde angélique, mais cet acte créait une liberté qui, dans le cas des anges déchus, s'est retournée contre le Créateur. L'univers visible sera l'espace d'une nouvelle histoire pour la liberté. Adam avait été créé à l'image de Dieu mais non pas parfait, accompli. Il avait à prendre le chemin de la découverte et du devenir de ce qu'il était déjà. Sa chute, motivée par le désir d'être semblable à Dieu par la désobéissance, apparaît comme un raccourci qui s'est transformé en une impasse mortelle. (...)
Le rôle des anges, les bons, est de nous aider à cheminer vers l'accomplissement de notre propre liberté en communiant à celle du Christ qui nous fait réintégrer l'amour du Père. Nous pouvons les invoquer et leur demander de nous aider dans notre combat spirituel, de nous apprendre à louer Dieu comme ils le font en contemplant sa gloire (Mt. 18, 10).

P. Grégoire Vidal, c.b., « feu et lumière », n°307.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  Création des anges

Les anges dans le ciel, et les hommes sur terre
De la création occupent le sommet :
Car la raison divine en eux mit sa lumière
De la splendeur d'en-haut ils portent le reflet.

Les anges, purs esprits, sont de plus noble essence,
Plus semblables à Dieu, car ils n'ont point de corps.
Ils furent tous créés dans l'état d'innocence :
Dieu les avait comblés des plus riches trésors.

Mais tous n'ont pas gardé l'innocence première :
Fidèles au Seigneur, les uns sont restés bons ;
Les autres, pleins d'orgueil et d'insolence altière
Révoltés contre Dieu, devinrent les démons.

Comme un lion rôdant autour de nous, le diable
Cherche à prendre notre âme, à lui ravir les cieux,
Parce qu'il est jaloux du bonheur ineffable
Promis par le Seigneur à l'homme vertueux.

Mais du Dieu tout-puissant la bonté maternelle
Près de chacun de nous a mis l'ange gardien
Qui dirige nos pas, nous couvre de son aile,
Nous garde de tout mal, nous porte vers le bien.

Le Catéchisme chanté, (1915)
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  L'ange de la simplicité

Je me dis fréquemment que la vie n'est pas simple, et j'ai de bonnes raisons pour cela. Mais souvent aussi, c'est moi qui la rends difficile. Je m'entends parfois répondre : « C'est pourtant facile, tu n'as qu'à vivre, tout simplement ! » Et c'est vrai : au fond, il est très commode de voir comment réussir sa vie ; mais je complique souvent les choses et je me bloque moi-même. C'est dans ces moments qu'il me faut l'ange de la simplicité pour m'aider à comprendre ce que j'ai du mal à saisir. Il ne cherche pas seulement à me faire voir autrement la réalité, mais à m'initier à un style de vie empreint de simplicité. Évidemment, la simplicité n'a pas seulement trait au style de vie. C'est aussi une attitude intérieure. Pour Marc-Aurèle, empereur et philosophe, la simplicité consiste à accomplir son devoir sans arrière-pensée, en ne se laissant pas dominer par ses passions, en se libérant de toutes les illusions que l'on se fait souvent de la vie.
L'homme simple est celui qui est un avec lui-même. La Bible emploie le mot haplous (simple, indivis). Jésus parle d'un regard clair et simple, sans détour : « La lampe du corps, c'est ton œil.
Lorsque ton œil est sain, alors, tout entier, ton corps est lumineux (Lc 11. 34) ». L'œil simple voit les choses comme elles sont. Il ne projette pas en elles ni en autrui les propres besoins, les propres émotions. Si mon regard est trouble et si je projette sur les autres mes passions refoulées, j'ai besoin de l'ange de la simplicité pour purifier mes yeux et les rendre à nouveau clairs et simples. (...)
Si l'ange de la simplicité me conduit vers ce rayonnement limpide, je deviendrai moi-même un ange pour les autres, un ange qui éclairera leur vie et les guidera vers la simplicité.
L'ange de la simplicité veut me montrer que la vie simple est toujours une vie heureuse. L'écrivain allemand Jean Paul (1763-1825) l'a bien compris lorsqu'il déclare : « On peut vivre les plus heureux jours en n'ayant besoin de rien d'autre devant les yeux qu'un ciel bleu et une campagne verdoyante au printemps. »

Anselm Grün, o. s. b., Le petit livre des anges, Salvator, 2010.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  19 mars 2016 : Saint Joseph

Joseph, on t'appelle le juste, le charpentier, le silencieux. Moi, je veux t'appeler mon ami.
Avec Jésus, ton fils et mon Sauveur, avec Marie, ton épouse et ma mère, tu as place dans mon cœur, tu as place dans ma vie.
Ta présence sur mon chemin, elle est discrète comme ton silence, mais je te reconnais bien à ton regard attentif, à ton cœur disponible, à ta main secourable.
Prends ma main et conduis-moi lorsque l'ombre et la nuit rendent mes pas incertains.
Toi qui as cherché le Seigneur, Toi qui l'as trouvé, dis-moi où il est.
Dis-moi où il est quand les jours succèdent aux jours, remplis de travail et de soucis ou de solitude et d'ennui.
Dis-moi où il est quand l'épreuve et la souffrance sont le pain quotidien.
Dis-moi où il est quand l'espérance relève mon courage et m'invite à avancer avec plus d'entrain.
Dis-moi où il est quand mon cœur veut l'aimer, lui le premier, et les autres, avec lui et en lui.
Dis-moi où il est quand on vient près de moi chercher réconfort, amitié et joie.
Joseph, mon ami, toi qui as cheminé à travers les rayons et les ombres, apprends-moi à rencontrer le Seigneur dans le quotidien de ma vie.
Toi, le témoin étonné de l'action de l'Esprit, aide-moi à reconnaître ses merveilles et à lui être soumis. Toi, le grand attentif aux besoins des tiens, garde bien ouvert mon cœur et ma main.

Mgr Léon Soulier, « Le Cœur de Jésus, Source de l'Amour », n°406.
Secrétariat des Œuvres du Sacré-Cœur, 9 rue Chervier, 71600 Paray-le-Monial.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  24 mars 2016 : Jeudi Saint

Le Jeudi Saint est l'occasion de faire mémoire de l'institution de l'Eucharistie et, par la célébration de cette Eucharistie, de l'institution du ministère sacerdotal. Or, l'évangile qui est au cœur de la liturgie est une parabole en acte, un geste concret quoique répugnant pour certains : le lavement des pieds. Jésus lave les pieds de ses disciples. C'est la manière pour l'évangéliste Jean (13, 2-15), mais aussi pour l'Église, de donner la clé de l'Eucharistie et du ministère. Jésus montre ce que le culte cherche à exprimer, à savoir l'amour jusqu'à l'extrême, la génuflexion devant le Sacrement saint du Frère premier servi. Par son comportement, Jésus nous apprend comment être proches concrètement des autres dans tous les aléas de la vie. On ne rencontre son prochain qu'en abaissant son regard à hauteur des pieds. La part qui ne peut être ravie à Dieu, c'est cette attitude de Jésus agenouillé devant ses amis, avec son linge autour des reins, et qui frotte leurs pieds empoussiérés.
C'est un geste d'hospitalité car Jésus accueille à sa table, cette « Table (qui) n'a ni sens ni goût sans l'agenouillement aux pieds du frère » (François Cassingena). Le mouvement du service est le seul capable d'attester aux yeux de Jésus la grandeur du Dieu qui se donne en sa personne. À ce moment précis, Dieu commence à nous être révélé dans sa vérité : un Dieu qui s'anéantit aux pieds de ceux qu'il est venu servir et non rendre serviles. Ce geste piétine la représentation que nous avons de Dieu : sa toute-puissance céleste s'incline à ras de terre. (...) L'amour de Dieu se « sacramentalise » dans l'amour du frère va-nu-pieds. (...)
...Le sens du lavement des pieds, c'est le geste du don porté par la parole et portant jusqu'à la mort du corps. C'est le corps, entre Parole et mort. C'est le mime de la mort du corps devenant parole de vie. C'est l'amour à mort. Par cet acte, Jésus révèle l'identité du Dieu qu'il est : Dieu qui s'abaisse pour que l'homme puisse grandir. Mais il révèle aussi ce que doit être l'attitude chrétienne. (...) Laver les pieds, baiser le lépreux, couvrir l'homme nu, panser la chair de l'homme agonisant sont les seuls signes distinctifs de la communauté.

Sylvain Gasser, a.a., « La Croix », n° 39011.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  3 avril 2016 : Dimanche de la Divine Miséricorde

Aide-moi, Seigneur, pour que mes yeux soient miséricordieux, pour que je ne soupçonne jamais ni ne juge d'après les apparences extérieures, mais que je discerne la beauté dans l'âme de mon prochain et que je lui vienne en aide.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon oreille soit miséricordieuse, afin que je me penche sur les besoins de mon prochain et ne reste pas indifférent à ses douleurs ni à ses plaintes.
Aide-moi, Seigneur, pour que ma langue soit miséricordieuse, afin que je ne dise jamais de mal de mon prochain, mais que j'aie pour chacun un mot de consolation et de pardon.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes mains soient miséricordieuses et remplies de bonnes actions, afin que je sache faire du bien à mon prochain et prendre sur moi les tâches les plus lourdes et les plus déplaisantes.
Aide-moi, Seigneur, pour que mes pieds soient miséricordieux, pour me hâter au secours de mon prochain, en dominant ma propre fatigue et ma lassitude. Mon véritable repos est de rendre service à mon prochain.
Aide-moi, Seigneur, pour que mon cœur soit miséricordieux, afin que je ressente toutes les souffrances de mon prochain. Je ne refuserai mon cœur à personne. Je fréquenterai sincèrement même ceux qui, je le sais, vont abuser de ma bonté et moi, je m'enfermerai dans le Cœur très miséricordieux de Jésus. Je tairai mes propres souffrances. Que ta Miséricorde repose en moi, ô mon Seigneur.
C'est toi qui m'ordonnes de m'exercer aux trois degrés de la Miséricorde ;
le premier : l'acte miséricordieux - quel qu'il soit ;
le second : la parole miséricordieuse - si je ne puis aider par l'action, j'aiderai par la parole ;
le troisième, c'est la prière - si je ne peux témoigner la Miséricorde ni par l'action ni par la parole, je le pourrai toujours par la prière. J'envoie ma prière même là où je ne puis aller physiquement.
O mon Jésus, transforme-moi en toi, car tu peux tout.

Sainte Faustine, Petit Journal, La Miséricorde divine dans mon âme, Éditions du Dialogue, traduction adaptée.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  4 avril 2016 : Annonciation du Seigneur

Ave Maria gratia plena.

Gabriel a franchi le seuil de la maison ;
La Vierge, sans savoir qu'un ange est derrière elle,
Mains jointes, à genoux, demeure en oraison :
Le printemps vient d'éclore et la lumière est belle.

L'ange retient le vent de son vol ; il se tait ;
Il admire. Pourtant, il vient du ciel ; sa place,
Là-haut est près du trône où Dieu flamboie ; il est
L'un des aigles qui voient le soleil face à face.

Il vient du ciel. Son être est le miroir ardent
Qui réfléchit la majesté des Trois Personnes.
Or, voici qu'à l'aspect d'une fille d'Adam
L'Ambassadeur ailé s'intimide et s'étonne.

Tant de grâce peut-elle illuminer un corps ?
Un telle lumière éclater dans une âme
Que le limon humain appesantit encor ?
Ah ! le ciel à la terre enviera cette femme !

Sans elle les splendeurs de la Sainte Cité
Paraîtront désormais manquer de quelque chose ;
Ses jardins n'auront pas leur plénière beauté...
Avant que le Seigneur n'y plante cette rose.

L'Archange a reconnu sa souveraine.
Il voit L'Épouse que l'Amour éternel s'est élue,
Et, le genou touchant la terre, d'une voix
Où tremble un saint respect, il dit : « Je vous salue ».

Louis Mercier (1870-1951), in Henri Chandavoine, Anthologie de la poésie mariale, Bibliothèque chrétienne de Poche, Foi Vivante, Les éditions du Cerf, Paris, 1993.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.


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  Des appréciations

Merci pour votre belle revue qui nous apporte joie et réconfort dans ces temps troublés, un rayon de soleil qui éclaire notre quotidien. 57 - Votre revue reste un joli rayon de soleil, reconstruit de telle sorte qu'il fait oublier tout le travail nécessaire à sa conception. Vous avez du talent car «l'Ange gardien» est le seul à avoir réussi à maintenir ma fidélité ! Et je dois vous avouer mon faible pour les poèmes si bien choisis. 72 - Merci pour la petite revue. Une de mes collègues du Secours Catholique où nous travaillons aime beaucoup les Anges gardiens. Nous échangeons ensemble sur les grâces qui nous sont accordées. Une religieuse. 86 - J'ai été très heureuse en recevant votre courrier ; c'est comme si vous étiez venu chez nous. Ces petits calendriers ont déjà trouvé un emploi et les lots de «l'Ange gardien» sont fidèlement déposés dans la cathédrale et l'église abbatiale. 27 - Merci de m'envoyer votre revue avec cet Ange souriant qui apporte du réconfort et du «soleil» à tous ceux qui la reçoivent ! Une religieuse. 81.

C'est toujours avec plaisir que je reçois «l'Ange gardien», revue petite par sa taille, mais si grande par tout ce qu'elle nous apporte : prières, actualités, rythme de la liturgie, «brindilles», humour, courrier... Merci pour cette bouffée de spiritualité qui nous aide à tenir le coup dans cette vie si perturbée et si tragique pour certains. 46 - Petite revue très intéressante. 92 - C'est pour moi un régal que de lire votre revue. C'est le seul abonnement que j'ai gardé depuis que je suis ici... J'espère de tout cœur que le nombre des abonnés va augmenter... Articles courts à la portée de tous et si variés : poésies, articles de fond, histoires drôles. Félicitations. 59 - Revue bien appréciée et attendue. 73 - Revue qui nous enrichit par des témoignages. 84 - Magnifique revue. 83 - Précieux livret. 31 - Bonne petite revue pleine des «pépites» du Seigneur. 66 - Appréciant ce petit livret que je lis toujours avec joie et attention, j'ai été très émue par l'article qui exprime vos difficultés. Je serais désolée s'il venait à disparaître. Nos saints Anges nous sont si précieux dans notre vie quotidienne. Je me joins à tous ceux qui ne veulent pas voir disparaître cette excellente revue et vous fais un don. 01.

Un chèque pour cette belle Association que j'aime beaucoup. 40 - Je reçois avec plaisir votre revue bimestrielle. Un prêtre. Suisse - Votre si belle revue. 63 - Votre excellence revue. 93 - Merci pour cette revue qui apporte tant de bien à toute ma famille. 12 - Je suis abonnée depuis peu à votre revue. C'est une grande joie de découvrir tous ces articles tellement intéressants. 76 - Que mon Ange gardien vous dise par ce courrier un grand merci pour cette revue, toujours aussi riche de lecture et qui m'aide, m'accompagne à prier pour la paix, pour tout ce que vous faites et qui vous demande un travail immense pour faire vivre cette belle revue... Bon vent, bonne santé et courage à tous ! 12 - Votre petit livret nous est d'un grand secours ainsi que la messe télévisée. 94 - Continuez de nous accompagner dans ces « signes » de notre temps que Dieu nous envoie. 83.

Extraits de la revue "L'Ange Gardien", mars-avril 2016.

Et beaucoup, beaucoup d'autres articles et rubriques...!


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