Association - Confrérie des saints Anges gardiens

Canoniquement érigée et affiliée à l'Archiconfrérie romaine des Saints-Anges

Extraits de la revue "L'Ange gardien"

Revue L'Ange Gardien 2015

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2015 : n°1 - janvier-février

  Il y a cent ans

- en janvier 1915 -

Dans l'une des mystérieuses scènes de l'Apocalypse, un ange apparaît tenant en ses mains un encensoir d'or. Il le remplit du feu de l'autel et y jette les parfums qu'on lui présente. Il s'en élève aussitôt un nuage odoriférant (Ap. ch. VIII). N'est-ce pas là une image gracieuse de l'office des saints Anges qui offrent à Dieu nos prières accompagnées de leur amour pour les rendre agréables à la divine Majesté ?
Efforçons nous de rendre toujours, mais plus particulièrement pendant ce mois, pendant ces temps d'épreuves, nos prières dignes d'être présentées à Dieu par les Anges.
C'est à ces chers Protecteurs que nous confions, pour être présentés au Père Céleste, dans l'encensoir d'or, nos meilleurs vœux de bonne santé, nos prières pour nos Abonnés, pour nos Associés, et pour tous les Amis de l'Ange Gardien.

- en février 1915 -

Février s'ouvre par la fête de la Purification. Pour Marie, cette cérémonie ne fut qu'un acte d'obéissance surabondante en une matière qui ne l'atteignait pas : exempte de toute faute, son enfantement n'avait pu qu'ajouter à la splendeur de son âme.
Mais nous ! Combien il est nécessaire de nous purifier, de nous défendre contre les envahissements perpétuels de cette dépravation morale qui est en nous et hors de nous !
Renouvelons nos meilleures résolutions de vigilance, de mortification, de prière, et offrons tous nos efforts de purification pour apaiser la colère divine et obtenir victoire et protection pour nos chers militaires.

Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.


  Le Sauveur (1)

Tous les jours de mon sacerdoce, durant plus d'un demi-siècle, j'ai parlé de Dieu à des lycéens et des lycéennes, à des étudiants et des étudiantes. Leur foi n'était pas un long fleuve tranquille. Ils se méfiaient des mots. Les termes "médiateur", "rédempteur" étaient des mots bien trop lourds pour eux. Une question revenait souvent : "En quoi Jésus nous sauve-t-il ?". Cette interrogation est capitale. Il y a sans doute autant de réponses que de questionneurs. Si nous n'avons pas le désir brûlant d'en finir avec ce qui nous pourrit la vie, qu'est-ce que cela peut bien nous faire d'entendre chanter à Noël : "Un Sauveur nous est né !" ? Comme ironisait mon ami Louis Evely : "Les chrétiens font semblant d'être perdus pour faire semblant d'être sauvés."
La crucifixion de Jésus ressemble à une radiographie. Les radiographies mettent au jour l'existence d'une tumeur ou d'une fêlure. Elles nous apprennent la nécessité d'une intervention chirurgicale ou d'un plâtre. Le bon diagnostic est la porte qui peut ouvrir sur la guérison. Le crucifié nous fait découvrir le mal dont nous sommes atteints. Jésus est mort à la suite d'un regard torve, d'un regard faussé. Notre cancer, c'est le procès d'intention, le jugement a priori. Un regard peut tuer. Nous pouvons effacer notre prochain.
Chacun se bat contre ses propres démons. Jésus, parce qu'il est Dieu, a le pouvoir de les chasser, encore aujourd'hui, comme il le faisait chaque jour sur les chemins de Galilée et de Judée. Je l'ai expérimenté et vérifié, à la fois dans la vie d'une multitude de personnes et dans ma propre vie. C'est merveilleux comme la prière peut changer notre approche des événements et des êtres ! "Ta lèpre, c'est de l'amour inemployé !", s'exclame l'un des personnages dans Le Chant du monde de Jean Giono. Pour que nos abîmes et nos blessures soient transformés en énergie de tendresse humaine de réconciliation, Jésus n'attend que notre oui, notre adhésion.
Jésus nous sauve en nous montrant ce que peut signifier le verbe "aimer"...

Stan Rougier, "Pour vous, qui suis-je ?", Mame.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.


  Genèse (2)

Je vous ai reconnu très tard. On m'avait pourtant enseigné qu'un être animé des meilleures intentions, comme moi créature de Dieu, prenait soin de ma personne. Mes maîtres disaient : "Rappelez-vous la présence de votre ange gardien et que vous devez vous garder de rien faire seul dont vous eussiez à rougir s'il vous était permis de l'apercevoir".
Mais, dites-moi, comment imaginer un personnage sans visage, sans voix, sans nom, aussi abstrait qu'une allégorie, aussi insaisissable par le sens qu'un son hyper aigu ou une lumière aux radiations obscures ?
Tous les matins, je vous adressais ponctuellement cette prière : "Ange du ciel qui êtes mon gardien fidèle et charitable, obtenez-moi d'être à ce point docile à vos inspirations et de si bien régler ma conduite que je ne m'écarte en rien de la voie des commandements de mon Dieu..." En dépit de l'oraison, je vous ignorais autant qu'habitant de Mars.
En ce temps de l'Enfance, pourtant si favorable aux manifestations du fabuleux et même du surnaturel, dans la mesure où il participe du fantastique et il entraîne au dépaysement aventureux, je ne pouvais vous imaginer autrement que travesti en poupon joufflu, coiffé de boucles que j'appelais "cheveux d'anges", pourvu de deux ailes et parfois d'une trompette qui me faisait envie, collé à quelque retable d'Église, cloué là ainsi qu'un papillon de collection... Pas du tout comme un être vivant, pensant, capable de donner des avertissements et de guider ma vie.
Ce qui me surprenait c'était que, connaissant des noms d'anges tels que Michel, Gabriel, Raphaël..., j'ignorais le vôtre. En sorte que je n'avais même pas la ressource de vous appeler à mon gré. Il m'eût évidement paru irrévérencieux d'en user à votre endroit comme j'avais accoutumé de faire avec mes compagnons de jeux, en criant : "Hep ! L'Ange !"

Yves-Marie Rudel, Dialogues avec l'ange gardien, Éditions Fleurus.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.


  Notre cher Ange gardien (1)

Je vous ai reconnu très tard. On m'avait pourtant enseigné qu'un être animé des meilleures intentions, comme moi créature de Dieu, prenait soin de ma personne. Mes maîtres disaient : "Rappelez-vous la présence de votre ange gardien et que vous devez vous garder de rien faire seul dont vous eussiez à rougir s'il vous était permis de l'apercevoir".
Mais, dites-moi, comment imaginer un personnage sans visage, sans voix, sans nom, aussi abstrait qu'une allégorie, aussi insaisissable par le sens qu'un son hyper aigu ou une lumière aux radiations obscures ?
Tous les matins, je vous adressais ponctuellement cette prière : "Ange du ciel qui êtes mon gardien fidèle et charitable, obtenez-moi d'être à ce point docile à vos inspirations et de si bien régler ma conduite que je ne m'écarte en rien de la voie des commandements de mon Dieu..." En dépit de l'oraison, je vous ignorais autant qu'habitant de Mars.
En ce temps de l'Enfance, pourtant si favorable aux manifestations du fabuleux et même du surnaturel, dans la mesure où il participe du fantastique et il entraîne au dépaysement aventureux, je ne pouvais vous imaginer autrement que travesti en poupon joufflu, coiffé de boucles que j'appelais "cheveux d'anges", pourvu de deux ailes et parfois d'une trompette qui me faisait envie, collé à quelque retable d'Église, cloué là ainsi qu'un papillon de collection... Pas du tout comme un être vivant, pensant, capable de donner des avertissements et de guider ma vie.
Ce qui me surprenait c'était que, connaissant des noms d'anges tels que Michel, Gabriel, Raphaël..., j'ignorais le vôtre. En sorte que je n'avais même pas la ressource de vous appeler à mon gré. Il m'eût évidement paru irrévérencieux d'en user à votre endroit comme j'avais accoutumé de faire avec mes compagnons de jeux, en criant : "Hep ! L'Ange !"

P. Krzystof Dziech, D'après un enseignement donné à la Fraternité de Marie Reine Immaculée de Bois le Roi (77).
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.


  Une joie authentique

De tout mon cœur, je te souhaite l'ange de la bienveillance. Être bienveillant, c'est éprouver de la joie, une joie authentique d'autrui. Cette joie présuppose la foi en ce que chaque être est un mystère, en ce que chacun possède un bon fond et en ce qu'en chacun, tu rencontreras le Christ lui-même. Si tu as foi en cela, tu peux même éprouver de la joie au contact de quelqu'un d'insatisfait qui vient vers toi en pestant. Tu ne vas pas t'arrêter à ce comportement extérieur, mais tu vas voir le potentiel qu'il recèle en lui. Avec des mots aimables et gentils, tu réveilleras la joie qui se trouve enfouie dans son âme, sous les soucis et le mécontentement. Son visage bougon s'éclairera alors et t'emplira de joie. Je te souhaite de devenir un ange de la bienveillance pour d'autres, afin qu'à eux aussi, le monde paraisse plus aimable.

- être chez soi -

La peur de l'autre, de ce qui ne nous est ni familier ni habituel, est profondément ancrée en nous, et il nous est souvent difficile de passer outre. Je te souhaite l'ange de l'hospitalité qui éloignera de toi la crainte de ce qui t'est étranger, qui te rendra la vie plus légère et te libérera aussi de la pression qui s'exerce sur toi, celle par exemple d'être un hôte particulièrement à la hauteur, de surpasser les autres dans ta manière de recevoir. Tu n'as pas besoin de mettre tant de choses en avant, il te faut juste t'investir toi-même pour qu'une rencontre devienne possible. Et tu verras alors comment l'hospitalité te comble toi-même. Tu apprendras comment vivent les autres et de quoi ils vivent. Tu seras reconnaissant pour la vie qui t'a été donnée, pour la patrie que tu as trouvée et qui peut aussi devenir pour d'autres un lieu où ils se sentiront chez eux.
Si les gens se sentent à l'aise chez toi, s'ils peuvent sans crainte être eux-mêmes dans ta maison, tu sentiras alors que l'ange de l'hospitalité t'envoie de nombreux anges qui te comblent.

Anselm Grün, o. s. b., Le petit livre des anges, Salvator, 2010.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.


  Dans la liturgie (2)

Le cardinal Daniélou affirmait :
"Les anges sont directement associés au sacrifice eucharistique proprement dit car la messe est une participation sacramentelle à la liturgie céleste, au culte officiellement rendu à la Trinité par le plérôme de la création spirituelle."
Dans la préparation pénitentielle qui ouvre la liturgie de la messe, nous sommes tous invités à confesser publiquement nos péchés par cette prière où nous invitons "la Vierge Marie, les anges et tous les saints" et nos frères à "prier pour nous le Seigneur notre Dieu". S'appuyer sur "les anges et tous les saints" donne plus de poids à ce renoncement de nous-même à nous-même. Il est bon, en effet, de compter sur la céleste intervention de ceux qui sont libérés de toutes nos entraves et peuvent dialoguer directement avec le Seigneur.
Il ne faut pas oublier non plus notre grande prière d'appartenance à l'Église - le Credo - dans laquelle nous professons toutes les réalités en lesquelles nous croyons, qui donnent vie à notre foi, dont nous ne pouvons pas faire l'impasse et qui rappellent bien que Dieu n'est pas seul, perdu dans un grand Ciel vide. Il est "Créateur du Ciel et de la terre, du monde visible et invisible". Cela souligne bien qu'il existe tout un monde qui nous échappe, intermédiaire et insaisissable, entre Lui et nous. Cela doit nous aider à rester humbles. La Création n'est pas circonscrite à nous, les hommes et les femmes de ce monde ; la Création nous dépasse. Elle est beaucoup plus vaste que ce que nous en appréhendons.
En conclusion de la Préface, les anges sont aussi mentionnés et nous joignons nos voix à leur chœur :
"A leur hymne de louange, laisse-nous joindre nos voix pour chanter et proclamer le Dieu trois fois saint, le Dieu Créateur du Ciel et de la terre, de l'univers visible et invisible."

Nicole Timbal, Les Anges, messagers de lumière, Éditions des Béatitudes.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.


  1er janvier - Sainte Marie, Mère de Dieu

Il était juste qu'elle fût placée en tête de tous les saints, elle qui est plus grande qu'eux tous, qui est la mère du Sauveur et la nôtre ; et dont les prières sont toujours exaucées.
Les Évangiles parlent d'elle une quinzaine de fois. Elle vivait, disent-ils, à Nazareth (Galilée), quand elle conçut du Saint-Esprit et devint l'épouse de Joseph (Mt 1, 18-21). Peu après, elle va voir sa cousine Élisabeth, la mère du Précurseur, et séjourne environ trois mois chez elle (Lc 1, 39-56). Un recensement prescrit par l'autorité romaine oblige Marie et Joseph d'aller s'inscrire à Bethléem (en Judée, à 8 km de Jérusalem) ; la Vierge y met au monde notre Sauveur, le Verbe incarné (Lc 2, 1-20). Puis, c'est la purification et la présentation au Temple (Lc 2, 22-38) ; et ensuite l'apparition des mages, qui éveille les soupçons d'Hérode, et qui contraint la Sainte Famille à se réfugier en Égypte (Mt 2, 2-14). La mort d'Hérode lui permet de revenir à Nazareth où rien d'extraordinaire ne se passera pendant les vingt-cinq années suivantes (Mt 2, 20-23). L'Évangéliste ne mentionne, pour cette période qu'un pèlerinage à Jérusalem au cours duquel Jésus est perdu par ses parents qui le retrouvent, au bout de trois jours, parmi les docteurs (Lc 2, 41-51).
Les auteurs canoniques montrent Marie suivant parfois Jésus dans ses prédications. Aux noces de Cana, elle assiste à son premier miracle (Jn 2, 1-12) ; dans une autre occasion, elle tente en vain de l'approcher, tant est dense la foule qui l'entoure (Mc 3, 31-32). Nous la voyons enfin sur le Calvaire, au pied de la croix où meurt notre Sauveur (Jn 19, 25-27), et, quelques semaines plus tard, "dans la chambre haute", avec les Apôtres qui viennent d'assister à l'Ascension (Ac 1, 14).
Elle habita dès lors chez saint Jean. Est-ce à Ephèse ou à Jérusalem qu'elle mourut ? On penche maintenant plutôt pour la Ville sainte.

Omer Englebert, La Fleur des saints, Albin Michel.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.


  2 février - La Présentation

Le 2 février, fête de la Présentation du Seigneur au Temple, est la Journée mondiale de la Vie consacrée. Et cette année 2015 est celle de la Vie consacrée, occasion de rendre grâce pour le passé, croire en l'avenir et vivre le présent avec passion.

... Soudain, Syméon se tourna vers le père et la mère de l'enfant et les bénit. S'adressant à Marie, il dit alors :
"Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, une épée te transpercera l'âme ! Afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs" (Lc 2, 34-35).
Ces paroles mystérieuses, Marie ne les comprit pas, elle les reçut. Elle les joignit à tant d'autres paroles de l'ange, des bergers, des mages qu'elle avait entendues au sujet de l'enfant. Elle savait bien que son fils était le Messie d'Israël. Dieu le lui avait donné, il était juste qu'il le reprît, comme bon lui semblait. Il ne lui appartenait pas ; de grand cœur, elle l'offrait pour le salut de son peuple. Comme Abraham n'avait pas hésité à offrir Isaac, son fils bien-aimé. En présentant Jésus au Temple, la Vierge avait pressenti cette offrande qui lui serait demandée. Mais le Puissant n'allait tout de même pas déjà lui reprendre Jésus ? Pas maintenant, pas si petit ... Non ! D'ailleurs, Syméon avait parlé au futur : "Un glaive transpercera ton âme." Ce n'était pas pour tout de suite, et pourtant c'était déjà un peu commencé. Le bébé n'avait que quarante jours et déjà, il échappait de toute part à ceux qui en avaient la garde. Cet arrachement, il fallait le vivre dans la foi.
La Vierge fut bien rassérénée quand Syméon lui remis Jésus dans les bras. Elle le couvrit et le couva d'un regard d'amour étonné et heureux. On pouvait bien le lui prendre, c'était de toute façon son enfant pour toujours, et ce qui lui adviendrait retentirait fortement dans le cœur de sa mère.

Guillaume de Menthière, Marie de Nazareth, Mame.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.


  22 février - Ier dimanche de Carême

[En Mc 1, 12-15, Evangile de ce dimanche] :
Pas trace de ces dialogues hauts en couleur que nous connaissons bien et où Satan, croyant se jouer du pauvre pénitent épuisé par le jeûne, fait miroiter à ses yeux un bon pain chaud et le succès garanti. Pourtant, il s'agit bien de tentations et de Satan. (...) Mais ce qui est original, c'est qu'on nous décrit une sorte d'état paradisiaque où Jésus se trouve après les Tentations : nature cessant d'être hostile (les bêtes sauvages ne sont plus une menace) et présence familière des bons anges. (...)
L'épisode des Tentations de Jésus n'a pas de sens si on n'y voit pas une première réponse à la tentation originelle : celle, à laquelle furent soumis Adam et Eve. (...)
Le Christ est venu pour prendre la place de l'homme défaillant, il est le nouvel Adam, l'Homme céleste (1 Co 15, 48-49), présent parmi nous pour nous rendre cette tournure filiale que nous avions perdue. Il s'est inséré à ce point spécialement vulnérable où Satan profite de la faiblesse de l'homme pour le tenter plus encore : ce n'est plus dans un paradis où l'homme expérimentait les dons de Dieu, mais dans un désert où tout vient à manquer, que l'horrible suggestion est faite (...).
La réponse humble et forte de Jésus renverse la situation. Et, immédiatement, elle porte son fruit de lumière. À petite échelle encore, elle apporte au combattant fatigué un premier réconfort, le sourire des anges, le pressentiment d'une nature retrouvant son harmonie originelle avec l'homme "il vivait parmi les bêtes sauvages, et les anges le servaient !"
Nous ne sommes pas le Christ, bien sûr. Mais nous lui appartenons et la grâce du Carême est de nous permettre de nous inscrire peu à peu dans sa suite. (...) Si nous le faisons si peu que ce soit, le résultat ne se fera pas attendre : le Seigneur nous enverra ses anges pour nous accompagner et nous réconforter, et puis de petits signes nous prouverons que nous n'avons pas lutté en vain (...)
Bon Carême avec les anges !

P. Michel Gitton, "France Catholique", n°3295.
Extrait de la revue "L'Ange Gardien", janvier-février 2015.

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